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Les droits de l'Homme
de Danièle Lochak

10 €

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Les droits de l'Homme

Auteur : Danièle Lochak

Une quatrième édition de cette synthèse de référence, par une spécialiste reconnue de toutes les dimensions de ce thème singulier aux multiples facettes.

Les droits de l'homme ne sont pas une catégorie intemporelle, un corps de principes qui seraient gravés une fois pour toutes dans le marbre : ils ont une histoire, qui continue à s'écrire en fonction des aspirations nouvelles qui s'expriment, des défis nouveaux auxquels ils sont confrontés, comme le développement des technologies ou la mondialisation. Nés sur le terrain des idées, les droits de l'homme ont été consacrés par le droit positif. Ils ont servi et servent encore d'étendard à des combats politiques.
Ce livre accessible et rigoureux, écrit par une spécialiste reconnue de la matière, s'attache à analyser les droits de l'homme dans toutes ces dimensions – idéologique, juridique, politique – en se tenant à distance de deux conceptions antithétiques et également simplistes : celle qui appréhende l'évolution des droits de l'homme comme un processus linéaire et cumulatif entraînant l'humanité vers toujours plus de justice, et celle qui, à l'inverse, ne voit dans les droits de l'homme, si inégalement garantis, si souvent violés, qu'un slogan trompeur.

Auteur : Danièle Lochak
Editeur : La découverte
Date de parution : 14/06/2018
Collection : Repères, numéro 333
Format : 12cm x 19cm
Poids : 0,1440kg
EAN : 978-2348036156
ISBN : 2348036150
Nombre de pages : 128
Format : 12,10 x 19,10 x 1,10 cm

La maison Rozenbaum
de Evelyne Lagardet

19,9 €

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La maison Rozenbaum

Sarah et Albert sont unis par un amour et un bonheur de vivre hors du commun. Lorsque
les méfaits de l’âge s’abattent sur Sarah, ses fils, décident, malgré elle, de la « placer » à La Maison Rozenbaum, institut à l’apparente réputation honorable où les déportés ont leur place.
Albert n’accepte pas cette séparation. Pour garder le contrôle de leurs vies Sarah et Albert vont livrer une véritable bataille, solidaire et emplie d’espoirs. Un grand souffle de vie s’empare de l’établissement.
Entre résilience et révolte, une histoire d’amour et d’amitié éblouissante.

L'AUTEUR
Professeur de philosophie, Evelyne Lagardet enseigne aujourd’hui aux classes d’écoles primaires dans le cadre de la lutte contre les préjugés au Mémorial de la Shoah. Elle donne aussi des cours de philosophie aux anciens de Maisons d’enfants de l’OSE. Elle est l’auteur d’Un rêve français aux Éditions Flammarion et des Contes philosophiques de la diversité chez Eyrolles.

Paru le 12 avril 2018 (broché)
Éditeur : Plon
2018-456 pages
ISBN : 978-2-259-26449-5
Langue : Française

Vous êtes filmés ! Enquête sur le bluff de la vidéosurveillance
de Laurent Muchielli

17,9 €

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Vous êtes filmés ! Enquête sur le bluff de la vidéosurveillance

La vidéosurveillance a connu un succès fulgurant en France à partir des élections présidentielles de 2007, sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy et François Fillon.

Cette technologie a été présentée comme une contribution majeure à la fois à la prévention et à la répression de la délinquance et du terrorisme. Mais cette promesse sécuritaire, activement entretenue par les industriels de la sécurité, relève-t-elle du mythe ou de la réalité ? À quoi sert vraiment la vidéosurveillance ?

Après avoir enquêté dans trois villes françaises emblématiques, Laurent Mucchielli dresse un résultat sans appel : la vidéosurveillance n’est pas et ne sera jamais un outil important de lutte contre la délinquance et encore moins contre le terrorisme.

Dissiper les écrans de fumée, percer à jour le « bluff technologique » des industries de sécurité, le gaspillage de l’argent public et la démagogie politique : tels sont les résultats de cet essai sans concession et profondément citoyen.

Laurent Mucchielli est directeur de recherche au CNRS (Laboratoire méditerranéen de Sociologie) et il enseigne la sociologie de la délinquance à l’université d’Aix-Marseille. Il est l’un des meilleurs spécialistes des questions de sécurité et de prévention en France.

Date de parution : 07/03/2018
Editeur : Armand Colin
Format : 14cm x 22cm
Nombre de pages : 232

L'enfant de sable
de Pierre Tartakowsky

14 €

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L'enfant de sable

Un livre de Pierre Tartakowsky

Résumé :
Deux voix, tour à tour, se croisent et reconstituent un labyrinthe dont les méandres conduisent à la mort d'une enfant, déposée par sa mère une nuit de forte marée, sur la plage de Berck sur mer. L'opinion publique s'enflamme et les aveux de la mère, d'origine africaine, précipitent un maelström de craintes, d'incompréhensions, de rejets et d'hypothèses haineuses. Abandon pur et simple, offrande rituelle, meurtre prémédité, sorcellerie, racisme ? La justice, elle, tente de percer le mystère d'une mécanique criminelle où le rationnel le dispute au dément. Ni le retour sur l'itinéraire de la mère, ni le contre-point qu'en offre l'enfant, ne livrent le fin mot du drame. Mais ils l'éclairent et l'inscrivent en résonance avec des sociétés écorchées et tentées, elles aussi, de succomber aux marées montantes.

  • Date de parution : 11/01/2018
  • Editeur : Folies d'encre
  • ISBN : 979-10-97567-02-6
  • EAN : 9791097567026
  • Format : Grand Format
  • Présentation : Broché
  • Nb. de pages : 140 pages
  • Poids : 0.157 Kg
  • Dimensions : 13,0 cm × 19,0 cm × 1,1 cm 
Pour la liberté - Répondre au terrorisme sans perdre raison
de François Sureau

7,9 €

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Pour la liberté - Répondre au terrorisme sans perdre raison

Face à la menace djihadiste, la tentation est grande pour le pouvoir de piétiner les libertés fondamentales. Comme avocat représentant la Ligue des droits de l'homme, François Sureau a plaidé à trois reprises devant le Conseil constitutionnel la non-conformité à notre Constitution de dispositions législatives relatives à l'état d'urgence : la première pénalisait la consultation de sites terroristes, la seconde créait un " délit d'entreprise individuelle terroriste ", la troisième entravait la liberté d'aller et venir. A trois reprises, il a gagné. Ces plaidoiries constituent un magistral essai de défense de nos libertés publiques. Convoquant Hugo, Tocqueville, Alain, Blum, Maritain ou Simone Weil, François Sureau livre, dans une langue altière et ample, un petit précis de pensée politique et un concentré de l'âme française.
François Sureau, avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, a obtenu le grand prix du roman de l'Académie française pour L'Infortune et a notamment publié, chez Gallimard, Inigo sur la conversion d'Ignace de Loyola et Je ne pense plus voyager sur la mort de Charles de Foucauld.

La Parole et l'action
Itinéraire d'un avocat militant d'Henri Leclerc

24 €

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La Parole et l'action

Itinéraire d'un avocat militant d'Henri Leclerc.

L'avocat pénaliste, ancien membre du Conseil de l'Ordre et président d'honneur de la Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen, revient sur soixante années de carrière. Il évoque ses affaires les plus célèbres : les manifestants de mai 1968, les mineurs des houillères, les militants indépendantistes algériens, etc.

L’état d’urgence : de l’exception à la banalisation
Actualité, Droit, économie, sciences politiques

11 €

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L’état d’urgence : de l’exception à la banalisation

Depuis novembre 2015, la France vit sous le régime de l’état d’urgence. Dans le discours du Gouvernement et du Parlement, cet état d’urgence est un instrument efficace et nécessaire, conçu pour permettre à l’État de droit démocratique libéral de répondre à des menaces exceptionnelles par des mesures qui, bien que dérogatoires à la légalité ordinaire, sont conformes aux principes d’une démocratie respectueuse des libertés.

Adopté dans l’émotion forte qui suit les attentats de 2015, avec un fort assentiment de la classe politique et de l’opinion publique, l’état d’urgence n’a guère donné lieu qu’à des discussions sur certaines de ses modalités techniques. Mais, en dépit de ses multiples prorogations ainsi que multiples rapports d’évaluation interrogeant son efficacité du point de vue de la lutte contre le terrorisme, il n’y a guère eu de débat de fond sur la légitimité de son principe et, au-delà, de son installation dans la durée. D’où l’interrogation: la banalisation n’a-t-elle pas succédé à l’exception? N’affecte-t-elle pas le sens même de l’état d’urgence?

Ce sont ces questions que les chercheurs et chercheuses du Centre de Théorie et Analyse du Droit ont voulu étudier, analyser et mettre en perspective, en mobilisant collectivement leurs compétences et connaissances.

Sous la direction de Jean-Louis Halpérin, Stéphanie Hennette-Vauchez, Eric Millard

SOMMAIRE

- Jean-Louis Halpérin, Stéphanie Hennette-Vauchez et Eric Millard – Introduction

Situer

- Jean-Louis Halpérin – Le normativisme est-il impuissant face à l’état d’urgence?
- Arnaud Paturet – Le senatus consulte ultime ;
- Robert Carvais – L’état d’urgence pendant la guerre d’Algérie.

Analyser

- Cécile Guérin-Bargues – Etat d’urgence et remise en cause de l’équilibre des pouvoirs ;
- Stéphanie Hennette-Vauchez – Etat d’urgence : où sont passés les contre-pouvoirs?
- Serge Slama – Constitutionnalisation de l’état d’urgence : avancée ou recul de l’Etat de droit ?
- Myriam Benlolo Carabot – Etat d’urgence et droit européen ;
- Florian Couveinhes – Etat d’urgence au dedans, unilatéralisme au dehors?


Témoigner

- Jacques Toubon – Témoignages de Monsieur Jacques Toubon, Défenseur des droits.

Comparer

- Patricia Rrapi – Changement climatique et urgence environnementale. L’hypothèse de l’état d’urgence écologique ;
- Matthias Jestaedt – La réticence allemande à l’égard de l’état d’urgence ;
- Marcia Bernades – Le genre comme catégorie utile d’analyse de la justice transitionnelle : le cas du Brésil.

Interpréter

- Véronique Champeil-Desplats – Le temps de l’état l’urgence ;
- Charlotte Girard et Isabelle Boucobza – Paradigme sécuritaire et banalisation de l’état d’urgence ;
- Eric Millard – Permanence de l’« exception » : la démocratie sécuritaire comme troisième forme de démocratie ?

2017 – 270 pages – Format : 12×18 cm
isbn : 978-2-84016-267-4 – Prix : 11€
Langue : français

Pour que vive l'histoire
Un regard complet sur l'œuvre d'une grande historienne contemporaine

26 €

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Pour que vive l'histoire

Un regard complet sur l'œuvre d'une grande historienne contemporaine

Historienne majeure pour l’étude des sociétés françaises et européenne du XIXe siècle, Madeleine Rebérioux s’engagea aussi pour leur progrès et leur démocratisation. Elle mena des combats pour la justice sociale, pour les droits de l’homme, pour l’indépendance des peuples colonisés. Elle imagina des formes singulières d’écriture de l’histoire qui s’exprimèrent dans des articles, conférences, contributions et fragments aussi nombreux que pour certains incomparables. Qu’il s’agisse de Jaurès ou de la diversité des socialismes à l’heure de la première mondialisation, des hommes et des femmes au travail et au combat, des droits de l’homme depuis l’affaire Dreyfus, de la culture des militants ou de celle des avant-gardes, Pour que vive l’histoire fait comprendre le monde avec l’espoir de le changer.


800 Pages 26,00 €
ISBN : 978-2-410-00868-5
Date de parution : 10/05/2017
Dimensions : 15x22 cm
Format : Broché collé
Impression : Noir et blanc

 

Madeleine Rebérioux (1920-2005) enseigna à la Sorbonne, à l'EHESS et à l’université de Vincennes. Spécialiste de Jaurès et du XIXe siècle, directrice de la revue Le Mouvement social (1971-1982), elle publia notamment La République radicale ? (1975) et Jaurès, la parole et l’acte (1994). Militante de gauche et anticolonialiste, secrétaire du comité Maurice Audin, elle fut aussi vice-présidente puis présidente de la Ligue des droits de l’Homme (1991-1995), vice-présidente de l’établissement public du musée d’Orsay (1981-1988).
Gilles Candar, Vincent Duclert et Marion Fontaine se sont chargés de l'édition de cet ouvrage. Gilles Candar est historien et président de la Société d'études jaurésiennes, Vincent Duclert est historien, Inspecteur général de l'Éducation nationale, Marion Fontaine est maître de conférences en histoire contemporaine au Centre Norbert Elias.
Postface de Michelle Perrot.

Petit pays
Prix du roman Fnac et Goncourt des lycéens 2016 Gaël Faye (Auteur) Paru le 24 août 2016 Roman (broché)

18 €

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Petit pays

En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite soeur, Ana, dans un confortable quartier d'expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce "petit pays" d'Afrique brutalement malmené par l'Histoire. Gabriel voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l'envahit, l'imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français... "J'ai écrit ce roman pour faire surgir un monde oublié, pour dire nos instants joyeux, discrets comme des filles de bonnes familles : le parfum de citronnelle dans les rues, les promenades le soir le long des bougainvilliers, les siestes l'après-midi derrière les moustiquaires trouées, les conversations futiles, assis sur un casier de bières, les termites les jours d'orages... J'ai écrit ce roman pour crier à l'univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu'à le rester avant d'être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d'exilés, de réfugiés, d'immigrés, de migrants." Avec un rare sens du romanesque, Gaël Faye évoque les tourments et les interrogations d'un enfant pris dans une Histoire qui le fait grandir plus vite que prévu. Nourri d'un drame que l'auteur connaît bien, un premier roman d'une ampleur exceptionnelle, parcouru d'ombres et de lumière, de tragique et d'humour, de personnages qui, tous à leur manière, tentent désespérément de survivre à la tragédie. Franco-rwandais, Gaël Faye est auteur compositeur interprète de rap. Aussi influencé par les littératures créoles que par la culture hip hop, il sort un album en 2010 avec le groupe Milk Coffee & Sugar (révélation Printemps de Bourges). En 2013 paraît son premier album solo, Pili Pili sur un Croissant au Beurre. Enregistré entre Bujumbura et Paris, il se nourrit d'influences musicales plurielles : du rap teinté de soul et de jazz, du semba, de la rumba congolaise, du sébène. Petit pays est son premier roman.

Date de parution 24/08/2016
Editeur Grasset
Collection Litterature Etrangere
Nombre de pages 224

Obia
Prix des lecteurs Quais du polar, 20 minutes 2016 Colin Niel (Auteur) Paru le 7 octobre 2015 Roman (broché)

23 €

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Obia

Le destin de trois jeunes hommes qui se retrouvent pris dans le double piège des cartels de la cocaïne et des revenants d'une guérilla perdue, au Surinam.
L'empereur d'Amazonie
Marcio Souza (Auteur) Béatrice De Chavagnac (Traduction) Paru en mars 1998 Roman (broché)

8,5 €

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L'empereur d'Amazonie

Attiré par la fièvre du caoutchouc, Galvez, aventurier espagnol de " l’espèce mélancolique ", s’adonne aux conspirations d’alcôve et conjure les mauvais sorts. Conquistador burlesque il se laisse séduire par les pompes impériales.
Le syndrome d'Ulysse
Santiago Gamboa (Auteur) Claude Bleton (Traduction) Paru le 23 août 2007 Roman (broché)

21,5 €

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Le syndrome d'Ulysse

Le syndrome d’Ulysse est le nom donné au stress, aux cauchemars, à la dépression dont souffrent les émigrants seuls dans un pays inconnu et ressenti comme hostile. Le narrateur, jeune écrivain colombien, arrive à Paris pour étudier la littérature et y découvre la pauvreté, les chambres de bonne sans eau, le froid, la solitude. Devenu plongeur dans un restaurant coréen, il rencontre d’autres émigrés coréens, marocains, latino-américains, roumains, africains, tous porteurs d’une histoire qu’ils nous racontent à la première personne sur le ton du récit oral ; tous jeunes, désespérés, inventifs et sans le sous, ils trouvent le salut dans leur solidarité, leur amitié, et se raccrochent à l’unique chose qui leur prouve leur humanité : le sexe. A travers lui ils se retrouvent égaux et peuvent croire un instant que tout peut changer. Le personnage principal est un amoureux maladroit, sincère et volage, qui souffre de la jalousie et de l’abandon tout en ayant une vie érotique échevelée et drôle qui le conduira à ce pour quoi il est venu à Paris : l’écriture. Santiago Gamboa est un romancier exceptionnel, capable de nous montrer le monde de la misère et du désespoir avec une tendresse infinie pour ses personnages, et de raconter avec distance et humour ces “jours tranquilles à Paris” dans la lignée directe de ceux de Henry Miller. Peu de lecteurs resteront insensibles à la recherche érotique de Paula (déjà si populaire parmi les jeunes lecteurs latino-américains) sur la voie de la poésie ; peu de lectrices resteront insensibles aux chagrins d’amour du héros, et tous souriront de l’enthousiasme et de la complexité de l’érotisme de groupe, manifestation de l’humour, de la distance et de la vitalité de tous ces jeunes protagonistes. Un roman prenant, vital, juste et magnifiquement écrit.

Auteur : Santiago Gamboa
Traduction : Claude Bleton
Editeur : A.m. Metailie
Date de parution : 23/08/2007
Collection : Bibl.hispano-Americaine
Format : 14cm x 21cm
EAN : 978-2864246176
ISBN : 2864246171
Illustration : Pas d'illustrations
Nombre de pages : 384

La Nouvelle-Calédonie face à son destin
Quel bilan à la veille de la consultation sur la pleine souveraineté ?

30 €

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La Nouvelle-Calédonie face à son destin

La Nouvelle-Calédonie s’apprête à prendre un virage institutionnel et politique dans un monde qui a radicalement changé depuis les premières luttes pour la décolonisation.

ISBN 9782811117375
Nombre de pages 528
Hauteur 240 mm
Largeur 160 mm
Date de parution 2016
Date de publication 17/11/2016

Vous avez dit laïcité ?

Une fresque sur la laïcité française Jean-Pierre Dubois (Auteur) Charles Coutel (Auteur) Etude (relié)

20 €

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Vous avez dit laïcité ?

Cela fait trente ans maintenant que la laïcité hante le débat en France. Que les intellectuels et les politiques s’en disputent la définition. Que les polémistes de tous bords s’en arrogent le monopole ou la dénonciation. Que les confusions succèdent aux approximations et les outrances aux ignorances. Le dialogue que voici, ouvert, contradictoire, mené par deux éminents juristes, philosophes et historiens, constitue le meilleur des remèdes à cette hystérie nationale.
Des Guerres de religion à l’islam en France, ou de France, en passant par les Lumières, la Révolution, la IIIe République, la loi de 1905 et ses suites, leur controverse clarifie les épisodes du passé pour mieux éclairer les crises du présent, qu’il s’agisse du voile intégral dans l’espace public, des menus de substitution dans les cantines scolaires ou encore la présence des crèches dans les mairies.
Avec savoir et simplicité, Charles Coutel et Jean-Pierre Dubois affirment, dans la diversité de leurs considérations, le même message salutaire : comprendre la laïcité, c’est se protéger du fanatisme et redonner sens à cet idéal du bien public que suppose l’ordre républicain.
Professeur émérite des universités en philosophie du droit, Charles Coutel dirige l’Institut d’étude des faits religieux et est vice-président du Comité laïcité et République.
Professeur de droit public à l’université Paris-X-Nanterre, Jean-Pierre Dubois est président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme.

  • Dimensions : 135x210x14
  • ISBN : 9782204106672
  • Poids : 224 grammes
De la citoyenneté

Histoire et émergence d'un concept en mutation Louis-Albert Serrut (Auteur) Paru le 23 août 2016 Essai (broché)

16 €

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De la citoyenneté

La citoyenneté est un terme apparu récemment – au regard du temps de l’histoire – dans le champ des idées et l’espace public. Son usage s’est répandu au XXe siècle et l’a transformé en un substantif qui s’applique désormais à tous les domaines, alors que le concept qu’il recouvre reste indéterminé. Juridique, social, politique, communicationnel, sa sémantique autant que son statut sont incertains. Pour corriger les imprécisions du mot et clarifier les confusions de ses emplois, Louis-Albert Serrut s’efforce dans cet essai d’envisager ce concept dans sa complexité et toutes ses acceptions, du lieu de sa plénitude jusqu’à l’incertitude des confins. Il entend ainsi contribuer à la discussion philosophique et au débat politique. Louis-Albert SERRUT, auteur pluriel, exprime dans ses travaux son goût pour la chose publique et l’organisation de la cité. Les sujets qu’il a explorés et approfondis dans ses ouvrages précédents, la dictature, le handicap, sont dans la lignée d’une pensée qui se nourrit de l’observation autant que de l’étude. Louis-Albert SERRUT développe l’idée de l’universalité de la condition de citoyen et, conséquemment, son implication politique. Des années de route et de voyages en Afrique ont donné à sa réflexion une dimension mondialisée.

  • Auteur Louis-Albert Serrut
  • Editeur Du Cygne Eds
  • Date de parution 23/08/2016
  • Collection Pensee
  • EAN 978-2849244593
  • ISBN 2849244597
  • Format 14x21
Droit des discriminations dans l'emploi et le travail

de Michel Miné

75 €

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Droit des discriminations dans l'emploi et le travail

Des discriminations, volontaires ou non, se produisent lors des procédures de recrutement et dans l’exercice de l’activité professionnelle (en matière d’affectation, rémunération, promotion et déroulement de carrière, formation professionnelle, rupture du contrat de travail, harcèlements...).

La question des discriminations est désormais au cœur des préoccupations professionnelles des gestionnaires, des salariés et de leurs représentants, et de tous les acteurs, publics et privés, intervenant dans le domaine de l’emploi.

La mobilisation du droit contre les discriminations connaît un fort développement.

Des négociations sociales doivent permettre de décliner dans les entreprises et les fonctions publiques les règles légales de non discrimination ; les représentants du personnel disposent d’importantes attributions et moyens d’action ; des entreprises complètent le dispositif légal par des outils volontaires de soft law.

Des actions judiciaires, devant les différentes juridictions (civiles/sociales, pénales, administratives), permettent la réparation intégrale pour les personnes discriminées des préjudices et la sanction des auteurs. Ces décisions judiciaires rappellent les règles de droit à respecter dans la Cité et fixent des repères pour la vie professionnelle au quotidien.

Pour assurer sa sécurité juridique et pour faire valoir ses droits, de façon efficace, il est nécessaire de bien connaître ce droit en construction, original et novateur, ses concepts et ses mécanismes.

Rédigé par un spécialiste de la matière, universitaire et praticien, l’ouvrage à jour des dernières évolutions, du droit européen et du droit français, présente de façon claire les règles applicables et les principales décisions de justice rendues au regard des différents critères de discrimination (sexe, origines sociale et nationale, état de santé, handicap, âge, orientation sexuelle, religion, activités syndicales, identité sexuelle, apparence physique...).

Premier ouvrage exposant de façon complète le droit des discriminations applicable en France, il permet de comprendre ses règles et leurs usages possibles ; il répondra aux attentes des praticiens, juristes, acteurs sociaux et gestionnaires, et des étudiants.

 

Préface
Introduction

Partie 1 – Critères
Chapitre 1 – Discrimination liée au sexe
Chapitre 2 – Discrimination liée à la maternité
Chapitre 3 – Discrimination liée à la situation de famille
Chapitre 4 – Discrimination liée à la race, à l’ethnie ou aux origines, au nom de famille
Chapitre 5 – Discrimination liée à la religion ou aux convictions
Chapitre 6 – Discrimination liée à la nationalité
Chapitre 7 – Discrimination liée à l’origine sociale, la fortune, la naissance ou le lieu de résidence
Chapitre 8 – Discrimination liée à l’état de santé
Chapitre 9 – Discrimination liée au handicap
Chapitre 10 – Discrimination liée à l’âge
Chapitre 11 – Discrimination liée à l’orientation sexuelle
Chapitre 12 – Discrimination liée à l’identité sexuelle
Chapitre 13 – Discrimination liée aux mœurs
Chapitre 14 – Discrimination liée à l’apparence physique
Chapitre 15 – Discrimination liée aux caractéristiques génétiques
Chapitre 16 – Discrimination liée à l’exercice du droit de grève
Chapitre 17 – Discrimination liée à l’exercice d’activités syndicales ou mutualistes
Chapitre 18 – Discrimination liée aux opinions politiques

Partie 2 – Mobilisation du droit contre les discriminations

Chapitre 1 – Dialogue social
Chapitre 2 – Action en justice

Annexe – Activités indépendantes – Discrimination dans les activités professionnelles non salariées
Postface
Index

Auteur(s) : Michel Miné
Préface de : Jean-Yves Frouin
Postface de : Jacques Toubon
Edition : 1re Edition
Langue : Fr
Format : Livre
ISBN-10 : 2390130712
ISBN-13 : 9782390130710
Nombre de pages : 852
Date de parution : Juin 2016
Prix recommandé : 75.00 €

Le sang des nègres
  • Auteur Xavier-Marie Bonnot, François-Xavier Guillerm
  • Editeur Galaade
  • Date de parution 05/05/2015
  • Collection Essais
  • EAN 978-2351763773
  • ISBN 2351763777

18 €

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Le sang des nègres

" Le 30 mai 1967, il fallait un regard avisé pour remarquer, à la une du Monde, un encart de dernière minute, tout en bas à gauche : " Les violentes manifestations de Pointe-à-Pitre témoignent du malaise social à la Guadeloupe. " Le quotidien fait état de 6 morts puis 9... Plus tard on parlera de 22 jusqu'au chiffre " officiel " de 87... 

Rien n'est précis sur ce massacre. Un demi-siècle plus tard, on imagine les réactions que susciterait un tel événement. Mais, en cette année 1967, le pouvoir gaulliste ne vacille pas encore sous la pression des pavés de 1968, le monde retient son souffle devant l'imminence d'une guerre entre l'Égypte et Israël... Alors, qui peut s'intéresser à ces jeunes Antillais tombés sous les balles des forces de l'ordre de la République française ? Les noms des victimes sont pourtant connus, leurs assassins aussi, mais la justice demeure sourde et aveugle... et on s'empresse de les oublier. 

Pourquoi sont-ils si rares, parmi les gauchistes enflammés de Mai 68, à vouloir se souvenir des frères de Guadeloupe tombés au champ d'honneur de la cause prolétarienne, un an plus tôt, jour pour jour ? Déni de consciences jacobines ? Volonté bien française de flinguer la mémoire ? Il y a de tout cela. Il y a plus. Que se passe-t-il en effet le 26 mai 1967 en France et ailleurs ? Comment expliquer la violence de la répression ? Comment expliquer que la jeune Ve République du général de Gaulle se soit autorisée son ultime massacre colonial ? "

Sociétés marronnes des Amériques
  • Date de parution13/10/2015
  • Editeur Ibis Rouge Eds
  • Collection Espace Outre-Mer
  • Nombre de pages781

45 €

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Sociétés marronnes des Amériques

Mémoires, patrimoines, identités et histoire du XVIIème au XXème siècle - Jean Moomou (Auteur) - Paru le 13 octobre 2015 - Etude (broché)

Les contributions abordent de nombreux aspects de l'histoire et de l'identité culturelle marronnes : les modalités de la fuite et de la résistance à l'esclavage, les relations entre les Noirs marrons et les Amérindiens de Guyane, les représentations artistiques issues du marronnage, la reconnaissance ou la négation de cette population, etc.

Jules Durand : une affaire Dreyfus au Havre
  • Auteur Romain Colombier
  • Editeur Syllepse Eds
  • Date de parution 15/02/2016
  • Collection Des Paroles En Actes
  • EAN 978-2849504857
  • ISBN 2849504858

15 €

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Jules Durand : une affaire Dreyfus au Havre

L’affaire Jules Durand est largement ignorée aujourd’hui. Elle a pourtant grandement secoué la France ouvrière à l’orée du 20e siècle. Charbonnier sur le port du Havre de son état, Jules Durand était un homme intègre et dévoué à sa famille. Il aurait pu vivre tranquillement, s’il n’avait pas été un militant syndicaliste convaincu et passionnément épris de justice sociale. Injustement accusé d’un meurtre survenu au cours d’une grève, au mépris de témoignages et de preuves qui l’innocentent, il fait l’objet d’un procès inique. Juges, notables et patronat se déchaînent pour faire de lui l’incarnation du syndicaliste criminel. Quand il est condamné à mort, le 25 novembre 1910, l’indignation est à son comble dans la classe ouvrière havraise. La CGT, ainsi que la Ligue des droits de l’homme – qui vient d’être fondée à l’occasion de l’affaire Dreyfus – mènent alors une campagne acharnée pour la révision de son procès et sa libération. Jaurès et L’Humanité embrassent sa cause.

Le cas Jules Durand devient une affaire politique : l’affaire Jules Durand ! Il est reconnu innocent en 1918 par la Cour de Cassation – c’est le seul cas pour un condamné à mort au cours du 20e siècle –, mais il est trop tard : Jules Durand, rendu fou par l’injustice et les mauvais traitements, n’est sorti de prison que pour entrer à l’asile d’aliénés et y mourir quelques années plus tard. C’est cette affaire que retrace le livre. Il nous raconte le calvaire de cet homme et nous fait découvrir en même temps la condition ouvrière au Havre, la vie difficile, l’injustice sociale, les luttes syndicales, et enfin, l’immense solidarité qui s’est nouée autour de Jules Durand pour que justice soit faite.

Je ne suis pas un héros

Auteur : L. Bathyly
Editeur : Flammarion
Date de parution : 06/01/2016
Collection : Documents
EAN : 978-2081379138
ISBN : 2081379139

19 €

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Je ne suis pas un héros

Depuis le drame de l’Hyper Cacher, la prise d’otages et les quatre personnes assassinées par Amedy Coulibaly le 9 janvier 2015, tous les jours, on pose la même question à Lassana Bathily : « Qu’est-ce qu’être un héros ? » Lui-même se demande plutôt : « Suis-je un héros ? », et avoue ne pas très bien savoir ce que ce statut implique ou signifie. Pourtant, l’opinion le voit comme tel. Pourquoi ? Parce que ce jeune homme de 25 ans, né dans une partie quasi désertique du Mali, arrivé sans papiers en France en 2006, qui a passé deux CAP et multiplié les petits boulots avant d’obtenir une carte de séjour provisoire, a agi. Magasinier à l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, ce musulman pratiquant a mis à l’abri de la folie terroriste des hommes, des femmes et des enfants de confession juive. Ayant réussi à s’enfuir, il a donné des indications précieuses aux hommes du Raid qui préparaient l’assaut. Son attitude lui vaudra de se voir accorder la nationalité française pour « service rendu à la Nation » par François Hollande, d’être félicité par Barack Obama, salué par Benyamin Netanyahou, béni par le pape François… C’est cet itinéraire exemplaire que son livre intense raconte. Et un message d’espoir, de paix et de tolérance qu’il transmet, message prenant plus de force encore depuis les attentats du 13 novembre 2015. « Dans mon village au Mali, écrit-il, j’ai appris que tous les hommes sont mes frères, qu’ils soient blancs ou noirs, juifs, chrétiens ou musulmans. Parce que nous sommes, d’abord, des humains. »

Migrations en Méditerranée
  • Auteur Catherine Wihtol de Wenden, Camille Schmoll
  • Editeur CNRS Eds
  • Date de parution 05/11/2015
  • Collection Cnrs Anthropologie
  • EAN 978-2271085580
  • ISBN 2271085586
  • Illustration Pas d'illustrations
  • Nombre de pages 300

24 €

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Migrations en Méditerranée

La mort de migrants et de réfugiés tentant d’atteindre les portes de l’Europe par la Méditerranée a mis en évidence les contradictions et la fragilité de l’Europe face aux crises qui touchent le Moyen-Orient et l’Afrique, dans un contexte marqué par une récession économique globale. À travers ses diverses contributions, cet ouvrage rappelle que l’Europe forme, avec la rive sud de la Méditerranée, un espace migratoire régional, où chaque État est pays de départ, d’accueil, de transit, et souvent tout cela à la fois. En Méditerranée, trois espaces migratoires se structurent autour de trois types de mobilités : des migrations de travail, des migrations de transit, et des migrations forcées des demandeurs d’asile. L’analyse des pratiques des migrants et des politiques de contrôle de la mobilité dans une région qui constitue l’une des plus grandes lignes de fracture du monde, est au cœur de cet ouvrage. En identifiant les éléments de continuité et de rupture, les auteurs interrogent l’évolution des systèmes migratoires sur la longue, moyenne et courte durée, les transformations des formes de mobilité, ainsi que les changements institutionnels, culturels, politiques, économiques et sociaux qui les accompagnent et les déterminent. Ils reviennent sur les effets de frontières, de géographies et d’histoires migratoires, les appartenances et les identités locales, nationales, régionales et transnationales, tout en proposant de dépasser une vision euro-centrée. Un éclairage précieux sur la crise migratoire.

Le mot de l'éditeur :

Les changements politiques, économiques et sociaux qui ont affecté l'espace euroméditerranéen ont eu des conséquences sur les flux migratoires. Dans ce contexte, les auteurs dressent un état des lieux des ruptures et des continuités, interrogeant l'évolution des dynamiques migratoires, les changements institutionnels qui les guident, les effets de frontière et les appartenances transnationales.

Déclaré majeur !

Auteur : Resf
Editeur : L'harmattan
Date de parution : 02/09/2015
EAN : 978-2343071039
ISBN : 2343071039

11 €

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Déclaré majeur !

Ils ont 16, 17 ou 17 ans ½, ils sont étrangers, arrivés en France seuls, sans leur famille. Chaque année et de manière quasi systématique, des centaines de jeunes, isolés et étrangers, sont, de gré ou de force, astreints à subir des tests dâge osseux, afin de déterminer leur « vrai » âge civil, celui que les services sociaux censés leur apporter une aide et un soutien les soupçonnent systématiquement de cacher. Une radio de la main ou du poignet les déclare MAJEURS. Contre cette discrimination et pour le respect des droits des mineurs, le Réseau Éducation sans frontières mène campagne.
La bataille d'Einaudi ou Comment la mémoire du 17 octobre 1961 revint à la République
Date de parution : 08/10/2015 Editeur : Passager Clandestin Collection : Essais Nombre de pages : 200

15 €

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La bataille d'Einaudi ou Comment la mémoire du 17 octobre 1961 revint à la République

Il est d’abord ici question d’un homme, Jean-Luc Einaudi, et aussi d’un procès, celui, en octobre 1997, de Maurice Papon et de son rôle sous l’Occupation. Einaudi est l’auteur d’un livre intitulé La bataille de Paris. 17 octobre 1961, publié six ans auparavant, et c’est à ce titre qu’il vient à la barre : les parties civiles lui ont confié la lourde responsabilité d’être leur seul « témoin d’immoralité » sur la période algérienne de Papon. Le temps d’une journée d’audience, le 16 octobre 1997, ce « citoyen-chercheur » va ouvrir une brèche dans le mur de silence derrière lequel le consensus national avait relégué le massacre de plusieurs centaines d’Algériens dans les rues de Paris, sous la responsabilité de son préfet de police.

Au fil d’un récit documenté et passionnant, Fabrice Riceputi retrace les trois décennies du combat mené par Einaudi pour l’élucidation historique et la reconnaissance politique d’un crime colonial d’État. Du travail d’enquête solitaire qui permit de redonner « un nom et une adresse » à ce crime nié officiellement et demeuré jusque-là une sorte de rumeur mémorielle, en passant par le double procès retentissant qui aboutit à la reconnaissance du « massacre » par la Justice française et à l’éclatement de la vérité historique, jusqu’au rappel de la résistance acharnée de l’appareil d’État lui-même à livrer ses secrets contenus dans les Archives – cette autre « grande muette » de nos institutions comme en témoigne l’affaire Grand-Lainé –, c’est en définitive à une réflexion profonde sur l’incapacité de notre société à regarder en face son histoire coloniale que nous convie l’auteur. S’achevant sur un tableau effarant du déni qui, sur cette affaire comme sur d’autres, persiste encore au sein du corps social, ce livre constitue un vigoureux plaidoyer pour l’acceptation pleine et entière d’un héritage dont l’occultation alimente, aujourd’hui plus que jamais, les formes les plus dangereuses de retour du refoulé.

Fabrice Riceputi enseigne l’histoire-géographie dans un quartier populaire de Besançon. Il anime le blogcampvolant.com consacré à l’actualité des questions coloniales et postcoloniales.

Gilles Manceron historien, spécialiste du colonialisme français, et ancien rédacteur en chef de la revue de la Ligue des droits de l'homme, Hommes et Libertés. Il est notamment l’auteur, avec Claude Liauzu, de La colonisation, la loi et l'histoire (Syllepse, 2006).

Date de parution 08/10/2015
Editeur : Passager Clandestin
Collection  : Essais
Nombre de pages : 200

Siffler en travaillant, Droits de l'homme au travail
  • Broché: 153 pages
  • Editeur : Editions Le Cavalier Bleu (29 septembre 2006)
  • Collection : Libertés Plurielles
  • Dimensions du produit: 21 x 1,2 x 13,5 cm

21 €

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Siffler en travaillant, Droits de l'homme au travail

"Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage... " Ce qu'affirmait en 1948 la Déclaration universelle des droits de l'Homme est-il mis en œuvre aujourd'hui ? L'entreprise, le monde du travail en général ne sont pas dispensés du respect des libertés fondamentales. Pourtant, toutes les semaines, des conditions de travail iniques sont révélées, des discriminations sont mises au jour, des vies privées sont bafouées par des employeurs. A l'heure où l'économie est mondiale, où l'Europe tente d'harmoniser les réglementations, où les nouvelles technologies bouleversent les rapports dans l'entreprise, peut-on encore siffler en travaillant ou doit-on se contenter de travailler sans être sifflé ?

Le droit du travail en pratique, 27e édition revue et augmentée
  • Broché: 716 pages
  • Editeur : Eyrolles; Édition : 27e édition revue et augmentée (17 avril 2015)
  • Collection : Références
  • Dimensions du produit: 24 x 4 x 15,5 cm

34 €

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Le droit du travail en pratique, 27e édition revue et augmentée

Une référence depuis 32 ans. Incontournable, rendant accessible la complexité du droit du travail. Actualisé, permettant de saisir les évolutions récentes du droit du travail. Documenté avec les principaux articles du Code du travail et des extraits des décisions essentielles de jurisprudence. Cet ouvrage aide à comprendre le droit du travail applicable, ses règles et leurs usages possibles, ses évolutions, en donnant des points de repère fiables. Il permet, entre autres, d'appréhender les débats en cours : temps de travail et repos dominical, dialogue social, risques psychosociaux. En s'appuyant sur les différentes sources du droit du travail (directives européennes, lois et décrets, jurisprudence, conventions et accords collectifs) et sur ses institutions en évolution (inspection du travail, justice du travail), l'ouvrage souligne les nouveautés récentes et traite : de l'emploi (nouvelles règles applicables aux plans de sauvegarde de l'emploi et aux procédures de licenciement économique, aux actions en justice, rupture conventionnelle du contrat de travail, mobilité géographique et professionnelle, CDD, modification du contrat, discriminations, harcèlements,...) ; du travail (obligation de sécurité de résultat de l'employeur, temps partiel, forfaits en jours, travail de nuit, égalité de traitement dans les avantages catégoriels conventionnels, articulation entre l'accord collectif et le contrat de travail, congés payés, «qualité de vie au travail», expression sur les réseaux sociaux,...) ; des relations professionnelles (représentativité syndicale, droits des comités d'entreprise et des CHSCT modifiés, élections professionnelles, négociations obligatoires - égalité entre les femmes et les hommes, pénibilité, contrats de génération, GPEC,...).

Les religions sont-elles réactionnaires ?

Stéphane Lavignotte (Auteur)
Broché: 139 pages
Editeur : Textuel (10 septembre 2014)
Collection : Petite encyclopédie critique
Langue : Français
ISBN-10: 2845974930
Dimensions du produit: 18,8 x 1 x 12,2 cm

13,9 €

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Les religions sont-elles réactionnaires ?

Par Daniel Boitier

Deux remarques préliminaires   à propos d’un  livre paradoxal :

-ce livre s’adresse à la gauche et cherche à penser politiquement les faits religieux, et cela en mobilisant les outils  fournis principalement  par un marxisme revisité. Par exemple, Gramsci relu par Michael Löwy, qui envisageait le catholicisme non « comme un bloc monolithique, mais comme un champ politiquement hétérogène, traversé par les conflits sociaux. »

-ce livre  interroge socialement le christianisme et en cela il se refuse de confondre la question religieuse d’aujourd’hui avec la question de l’Islam. Selon Stéphane Lavignotte, ous n’avons pas un problème avec l’Islam, c’est « la société française qui a un problème avec lui ». Il sera pourtant souvent question de l’Islam pour déconstruire la lecture essentialiste qui le vise le plus souvent.

La méthode :

Un pasteur nous parle des religions  en laïque : « il n’y a pas d’essence de la religion, (elles sont) construites socialement ». Il prolonge : si  le croyant « est un « être social », « la foi est un construit social. » Il faut, peut-être, être protestant pour  décrire aussi bien  comment « bien que la France se dise laïque, l’acceptable de la place du religieux dans la société (reste) l’acceptable catholique, correspondant à sa théologie, y compris dans ses évolutions (être moins visible). »

Plus subtilement encore cette détermination de la catho-laïcité  à la française : « une laïcité qui s’accorde avec une forte prégnance des habitudes catholiques dans la société qui regarde tous les phénomènes religieux avec cette grille et qui pousse les autres religions à rentrer dans le moule catho-laïque ou à rester invisibles. »

C’est à un voyage dans les « religions de contrebande » (Henri Desroches), et les courants minoritaires d’hier et d’aujourd’hui que nous sommes conviés à la recherche de dimensions libératrices du religieux. Pour cela, il aura fallu réduire les lectures littéralistes des textes, « la croyance dans un ordre naturel du monde, la charité qui laisse entière les causes structurelles des injustices, la bureaucratie des religions » (blog de Médiapart, le 26 septembre 2014).

Beaucoup d’entre nous seront délogés de quelques certitudes lorsque soutenant « le mariage pour tous » et l’égalité hommes/femmes, Stéphane Lavignotte nous présente ces théologiennes féministes, ou encore les théologies gays et lesbiennes. Ainsi pourrons-nous,  peut -être, accepter l’idée qu’il y a des « féministes musulmanes » et là où nous ne voulions voir que des oxymores peut être lirons nous des dialectiques d’émancipation.

Si étrange nous paraîtra le chemin, nous retrouverons dans cette pensée (religieuse) notre volonté laïque de construire une société inclusive respectueuse du « pluralisme culturel ». Nous retrouverons d’abord notre refus d’une laïcité d’exclusion. 

Le culte des droits de l'homme

Valentine Zuber (Auteur)
Broché: 405 pages
Editeur : Editions Gallimard (6 mars 2014)
Collection : Bibliothèque des Sciences Humaines
Langue : Français
ISBN-10: 2070142507
Dimensions du produit: 22,5 x 2,7 x 14,2 cm

26 €

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Le culte des droits de l'homme

La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, oeuvre éclair du mois d'août 1789, est devenue dès sa promulgation l'un des symboles révolutionnaires les plus populaires en France et à l'étranger. Véritable évangile des principes sacrés de la République française, elle a immédiatement été considérée comme l'indispensable abrégé, le catéchisme de la formation politique des futurs citoyens. Le souci constant de son affichage et de sa diffusion en France depuis la Révolution jusqu'à nos jours montre encore l'exceptionnalité conférée à ce texte singulier, finalement constitutionnalisé. La sacralisation implicite de la Déclaration des droits, credo révolutionnaire devenu républicain, pose la question de l'existence d'une forme de religion civile dans la République, en dépit de sa laïcité revendiquée. Le culte des droits de l'homme, élaboré dès les premiers mois de 1789, s'est en effet constamment perpétué dans la tradition républicaine, du centenaire de 1889 au bicentenaire de 1989, jusqu'à l'exaltation plus contemporaine de la France «pays des droits de l'homme».

Valentine Zuber est historienne, spécialiste de l'histoire de la liberté religieuse et de la laïcité en France et en Europe. Elle enseigne à l'École pratique des hautes études. Elle a notamment publie Laïcités-démocraties, des relations ambiguës (2003), Les Conflits de la tolérance (2004), avec Jean Baubérot, et Laïcités et sociétés en Méditerranée (2012), avec Jacques Huntzinger et Marjorie Moya.

Une si vive révolte

Jean Baubérot (Auteur), Edwy Plenel (Préface)
Date de parution 13/02/2014
Editeur Atelier Ed De L'
Collection Social Eco. H.c.
Nombre de pages 231

21 €

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Une si vive révolte

Voici donc une vie qui sut dire «non». Un «non» d'ouverture au contraire des refus qui signifient repli sur soi et fermeture aux autres. Autrement dit, un «non» pour mieux inventer des «oui» qui ne seraient pas d'autorité ou d'obéissance, mais de liberté et d'adhésion. Une vie où se donnent à voir, avec la générosité désordonnée de leur bouillonnement créateur, ces trois décennies des années 1950,1960 et 1970 que les nouveaux conservatismes des trois décennies suivantes ont tant insultées et caricaturées, dans une passion destructrice qui fut à la mesure de la grande peur des possédants et des dominants. Tout chemin se fait en marchant, et son origine ne garantit jamais le point d'arrivée. Aussi la grandeur de Jean Baubérot est-elle d'avoir préservé, après s'être débarrassé comme toute jeunesse de ses scories adolescentes, les fidélités essentielles. D'être resté sur la même trace, celle ouverte par cette auto-institution d'un gamin Limougeaud, vif et curieux, qui, de Jean-Ernest, décide de devenir Jean en même temps qu'il découvre que sa liberté peut agir, et, qui sait, transformer le monde. On le découvre donc, durant une deuxième vie apparemment officielle, vivant toujours dans cet écart où l'ironie tient à distance les pièges de la reconnaissance et du pouvoir. Responsabilités universitaires, directions d'équipes de recherche, cabinets ministériels, distinctions républicaines... Rien n'y fait, même quand, habile ventriloque, il prête sa plume d'historien des religions et de la laïcité à deux présidents de la République, François Mitterrand, puis Jacques Chirac, Jean Baubérot est toujours ce jeune homme qui, bravache, confiait à son Journal : «Je ne sais pas me taire».

Edwy Plenel

Jean Baubérot, originaire du Limousin, est historien et sociologue. Il a fondé la sociologie de la laïcité dont il est devenu un spécialiste internationalement reconnu, et a été conseiller au cabinet de Ségolène Royal (ministre de l'Enseignement scolaire), chargé de la formation à la citoyenneté. Il a créé en 1995 le Groupe Sociétés, Religions, Laïcités (CNRS-EPHE) et est président d'honneur de l'École pratique des hautes études où il a été titulaire des chaires «Histoire et sociologie du protestantisme» et «Histoire et sociologie de la laïcité». Il est l'auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels La Laïcité falsifiée (La Découverte, 2012).

Les laïcités dans le monde

Jean Baubérot (Auteur)
Date de parution 08/10/2014
Editeur Puf
Collection Que Sais-Je, numéro 3794
Format 12cm x 18cm
Nombre de pages 125

9 €

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Les laïcités dans le monde

La laïcité n’est pas une « exception française ». Elle n’est pas plus un « pur concept » intemporel. Il existe des laïcités dans le monde qui résultent de processus historiques divers, de fondements philosophiques pluriels et qui correspondent à des réalités sociales, culturelles et politiques elles-mêmes variées. Cela ne signifie nullement que ces laïcités soient équivalentes mais implique, dans chaque situation, qu’un seuil minimal de laïcité ait été franchi. Dans le contexte d’une troisième mondialisation, qui n’est plus une occidentalisation, cet ouvrage vulgarise des travaux très peu connus pour nous inviter à penser une géopolitique de la laïcité et en mieux saisir les enjeux. Président d’honneur de l’EPHE, Jean Baubérot y est professeur émérite. Il est également l’auteur du « Que sais-je ? » sur l’Histoire de la laïcité en France.
Histoire des femmes en Occident, Volume 4, Le XIXème siècle

Michelle Perrot (Auteur), Georges Duby (Auteur)
Date de parution 08/02/2002
Editeur Perrin
Collection Tempus

12,5 €

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Histoire des femmes en Occident, Volume 4, Le XIXème siècle

L'image d'un XIXe siècle sombre et triste, austère et contraignant pour les femmes, est une représentation spontanée. On aurait tort de croire cependant que cette époque est seulement le temps d'une longue domination, d'une absolue soumission des femmes à une codification collective précise, socialement élaborée. Car ce siècle signe la naissance du féminisme, mot emblématique qui désigne tout aussi bien des changements structurels importants (travail salarié, autonomie de l'individu civil, droit à l'instruction) que l'apparition collective des femmes sur la scène politique. Ainsi faudrait-il dire plutôt que ce siècle est précisément le moment historique où la vie des femmes change, plus exactement le moment historique où la perspective de leur vie change ; temps de la modernité où est rendue possible une position de sujet, individu à part entière et actrice politique, future citoyenne.
Masculin-féminin, Dissoudre la hiérarchie - Tome 2

Françoise Héritier (Auteur)
Date de parution 13/09/2012
Editeur Odile Jacob
Collection Poche Odile Jacob
Nombre de pages 448

10,9 €

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Masculin-féminin, Dissoudre la hiérarchie - Tome 2

Présentation de l'éditeur

Ce livre qui fait suite à Masculin/féminin I, La pensée de la différence, pose deux questions : pourquoi la hiérarchie s'est-elle greffée sur la simple différence des sexes ? Est-il envisageable de la dissoudre ? À cette double question, Françoise Héritier répond en termes anthropologiques aussi bien que politiques. Comment les hommes se sont-ils assuré le contrôle de la fécondité des femmes, ce pouvoir exorbitant d'enfanter du différent, des fils, aussi bien que de l'identique, des filles ? Comment les hommes ont-ils exploité le corps des femmes dans la prostitution et l'entretien domestique ? Comment, en retour, les femmes n'ont-elles pu commencer à se libérer que du jour où, et seulement là, les moyens de contraception leur ont permis de reprendre le contrôle de leur fécondité ? Françoise Héritier examine la possibilité de changements, certains illusoires, d'autres bien réels, et cerne les obstacles qui leur font toujours implicitement barrage. Et pourtant, ces changements ne sont-ils pas la promesse d'une société où la différence et l'asymétrie seraient le fondement, non d'une hiérarchie, mais d'une véritable harmonie ? Françoise Héritier est professeur honoraire au Collège de France. Elle a publié Les Deux Soeurs et leur Mère et Masculin/féminin?I, aux Éditions Odile Jacob.

Biographie de l'auteur

Professeur honoraire au Collège de France, directrice du laboratoire d'anthropologie sociale, directrice d'études à l'EHESS, Françoise Héritier est une anthropologue de renom international. Elle a consacré l'essentiel de ses recherches aux fondements de la domination masculine. Elle est notamment l'auteur des Deux Soeurs et leur mère, De la violence I et II et du Sel de la vie, déjà vendu à plus de 70 000 ex.

Masculin-féminin, La pensée de la différence - Tome 1

Françoise Héritier (Auteur)
Date de parution 13/09/2012
Editeur Odile Jacob
Collection Poche Odile Jacob
Nombre de pages 336

10,9 €

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Masculin-féminin, La pensée de la différence - Tome 1

La différence des sexes structure la pensée humaine puisqu'elle en commande les deux concepts primordiaux : l'identique et le différent. La manière dont chaque culture construit cette différence met en branle toute sa conception du monde, sa sociologie et sa biologie, comme sa cosmologie. Changer le rapport du masculin et du féminin, c'est bouleverser nos ressorts intellectuels les plus profonds, élaborés au fil des millénaires. En démontant les mécanismes de la différence, ce livre offre des solutions pour parvenir à l'égalité.
Le deuxième sexe, L'expérience vécue - Tome 2

Simone de Beauvoir (Auteur)
Date de parution 21/04/1986
Editeur Gallimard
Collection Folio Essais, numéro 38
Format 11cm x 18cm
Nombre de pages 663

10,9 €

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Le deuxième sexe, L'expérience vécue - Tome 2

Comment la femme fait-elle l'apprentissage de sa condition, comment l'éprouve-t-elle, dans quel univers se trouve-t-elle enfermée, quelles évasions lui sont permises, voilà ce que je chercherai à décrire. Alors seulement nous pourrons comprendre quels problèmes se posent aux femmes qui, héritant d'un lourd passé, s'efforcent de forger un avenir nouveau. Quand j'emploie les mots "femme" ou "féminin" je ne me réfère évidemment à aucun archétype, à aucune immuable essence ; après la plupart de mes affirmations il faut sous-entendre "dans l'état actuel de l'éducation et des mœurs". Il ne s'agit pas ici d'énoncer des vérités éternelles mais de décrire le fond commun sur lequel s'enlève toute existence féminine singulière.
Le deuxième sexe, Les faits et les mythes - Tome 1

Simone de Beauvoir (Auteur)
Date de parution 21/04/1986
Editeur Gallimard
Collection Folio Essais, numéro 37
Format 11cm x 18cm
Nombre de pages 408

10,2 €

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Le deuxième sexe, Les faits et les mythes - Tome 1

Nous commencerons par discuter les points de vue pris sur la femme par la biologie, la psychanalyse, le matérialisme historique. Nous essaierons de montrer ensuite positivement comment la "réalité féminine" s'est constituée, pourquoi la femme a été définie comme l'Autre et quelles en ont été les conséquences du point de vue des hommes. Alors nous décrirons du point de vue des femmes le monde tel qu'il leur est proposé ; et nous pourrons comprendre à quelles difficultés elles se heurtent au moment où, essayant de s'évader de la sphère qui leur a été jusqu'à présent assignée, elles prétendent participer au mitsein humain.
Les abandonnés de la République

Vie et mort des Amérindiens de Guyane française

Auteurs : Alexandra Mathieu, Yves Gery 
Editeur : Albin Michel
Essai (broché).
Paru en 09/2014

22,5 €

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Les abandonnés de la République

La Guyane : le plus vaste département français, un 6e de la surface de l’Hexagone, 9 000 Amérindiens de différentes ethnies, qui vivent pour l’essentiel au bord des fleuves frontaliers (Maroni et Oyapock) à l’intérieur du territoire. Depuis plusieurs années, un drame se joue dans le silence et l’indifférence : une épidémie de suicides parmi les jeunes avec un taux vingt fois plus élevé qu’en métropole, et une contamination au mercure due à l’orpaillage clandestin qui provoque une catastrophe sanitaire. Depuis trente ans, la France n’a rien fait pour ces populations : conditions de vie déplorables, éloignement imposé aux jeunes enfants, destruction de la culture et de l’identité amérindiennes, emprise des sectes… L’exploitation clandestine de l’or dans la forêt amazonienne française a des conséquences désastreuses sur l’environnement. De 10 à 20 000 chercheurs d’or clandestins opèrent en Guyane et créent une insécurité permanente que les forces de l’ordre ont du mal à gérer sur un territoire aussi vaste. Pour les populations amérindiennes, la réalité de l’orpaillage, c’est un véritable état de guerre, aggravé par la destruction de l’environnement. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, les Amérindiens du Haut-Maroni sont parmi les plus touchés au monde par la contamination au mercure. Ils s’empoisonnent en consommant l’eau et les poissons des fleuves qui traversent leur territoire. Plus de 25 % des enfants connaissent des altérations neurologiques. La France leur a offert une nationalité et un drapeau, des ressources (RSA et allocations familiales) sans pour autant leur donner un accès aux droits, à l’éducation et à la santé. Absence quasi-totale d’infrastructures, d’équipements et de services publics, la République les laisse vivre dans des conditions socio-économiques désastreuses. Lorsqu’elle était députée de Guyane, Christiane Taubira était l’une de leurs avocates les plus acharnées. Ce livre est le premier ouvrage d’envergure consacré aux Amérindiens de Guyane française et il devrait provoquer un électrochoc dans l’opinion publique. Chercheurs et membres de l’Institut National de prévention et d’éducation pour la santé, et de l’Institut Renaudot, Alexandra Mathieu et Yves Géry ont mené une longue enquête sur le terrain en Guyane et en pays amérindien le long des fleuves Maroni et Oyapock. Christophe Gruner est photographe.

Voir également cet entretien

Une seule vie, un seul titre de séjour
Collectif "Fançais-es / Etranger-e-s. Pour l'égalité des droits"

11,5 €

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Une seule vie, un seul titre de séjour

On a des gens qui sont en famille, qui sont salariés, qui ont diverses situations. On veut que la situation globale de la personne soit prise en compte et qu'il n'y ait pas de catégorisation. Un salarié, il a une famille, il peut être étudiant à un moment donné, un salarié ce n'est pas juste un salarié, un étudiant ce n'est pas juste un étudiant, il travaille souvent pendant ses études. L'idée, c'est d'arrêter ce morcellement qui précarise les gens, et d'avoir un titre qui soit renouvelable de plein droit, qui sécurise les gens, dans leur vie ici.

Broché: 84 pages
Editeur : Editions L'Harmattan (28 mai 2014)
Langue : Français
ISBN-10: 2343036403
ISBN-13: 978-2343036403
Dimensions du produit: 21 x 13,6 x 1,8 cm

Le guide du prisonnier

OIP/ Editions La Découverte, 2012,
704 pages, 873 questions/réponses

30 €

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Le guide du prisonnier

La France a massivement emprisonné à la fin du mandat présidentiel de Nicolas Sarkozy. En 2011, plus de 88 000 incarcérations ont eu lieu, et la barre des 67 000 personnes détenues a été franchie à plusieurs reprises. Pour chacune d'entre elles, des questions élémentaires seposent : que se passe-t-il à l'arrivée en prison ? Comment obtenir l'autorisation de rendre visite à un proche incarcéré ? Qui peut bénéficier de réductions de peine ? Comment intenter un recours contre l'administration pénitentiaire en cas de préjudice ? Ce sont quelques-unes des questions auxquelles répond ce Guide du prisonnier, dont cette nouvelle édition a été entièrement revisitée suite à l'adoption de la loi pénitentiaire en 2009, puis de ses décrets et circulaires d'application parus jusqu'en 2012.

Destiné aux personnes incarcérées, à leurs proches, aux professions judiciaires, aux intervenants en milieu carcéral et à tout citoyen s'interrogeant sur les droits du prisonnier, ce livre accompagne par un jeu de questions-réponses l'intégralité du parcours d'un détenu, du premier au dernier jour de prison. Les différentes étapes – entrer en prison, vivre en prison, faire respecter ses droits, préparer sa sortie – sont abordées successivement et donnent lieu à une explication claire de la règle de droit, confrontée à son application au quotidien et illustrée par des témoignages, analyses et articles de presse. Véritable outil de défense des personnes détenues contre l'inapplication de la loi et les atteintes à la dignité en détention, ce guide est l'ouvrage indispensable à toute personne reliée de près ou de loin au monde carcéral.

OIP/ Editions La Découverte, 2012,
704 pages, 873 questions/réponses

Les places et les chances : repenser la justice sociale

François Dubet,
Collection la république des idées,
Editions Seuil, février 2010,
119 pages.

11,8 €

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Les places et les chances : repenser la justice sociale

Il y a deux manières de concevoir la justice sociale. La première, l’égalité des places, vise à réduire les inégalités entre les différentes positions sociales. La seconde, l’égalité des chances, cherche à permettre aux individus d’atteindre les meilleures positions au terme d’une compétition équitable. Aujourd’hui, en France comme ailleurs, cette dernière conception tend à devenir hégémonique. Mais, si elle répond au désir d’autonomie des individus, l’égalité des chances s’accommode de l’existence et même du développement des inégalités. Contre l’air du temps, François Dubet plaide en faveur du modèle des places : celui-ci combat résolument les inégalités et accroît la cohésion de la société. En montrant comment on peut promouvoir la justice sociale sans tout sacrifier à la compétition méritocratique, ce brillant essai œuvre à la reconstruction intellectuelle de la gauche.  
 
François Dubet,
Collection la république des idées,
Editions Seuil, février 2010,
119 pages.

Petite poucette

Michel Serres,
Collection Manifestes,
Editions le Pommier, mars 2012
84 pages.

10,9 €

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Petite poucette

Le monde a tellement changé que les jeunes doivent tout réinventer.
Nos sociétés occidentales ont déjà vécu deux révolutions : le passage de l’oral à l’écrit, puis de l’écrit à l’imprimé. Comme chacune des précédentes, la troisième, tout aussi décisive, s’accompagne de mutations politiques, sociales et cognitives. Ce sont des périodes de crises. De l’essor des nouvelles technologies, un nouvel humain est né : Michel Serres le baptise « Petite Poucette » - clin d’oeil à la maestria avec laquelle les messages fusent de ses pouces. Petite Poucette va devoir réinventer une manière de vivre ensemble, des institutions, une manière d’être et de connaître... Débute une nouvelle ère qui verra la victoire de la multitude, anonyme, sur les élites dirigeantes, bien identifiées ; du savoir discuté sur les doctrines enseignées ; d’une société immatérielle librement connectée sur la société du spectacle à sens unique... Ce livre propose à Petite Poucette une collaboration entre générations pour mettre en oeuvre cette utopie, seule réalité possible.
A l’origine de ce livre, un discours prononcé à l’Académie française en 2011, qui a été très largement diffusé, tout d’abord par la publication d’un extrait le lendemain dans Le Monde, repris par un article dans Le Figaro puis d’un grand mouvement sur Internet...

Michel Serres,
Collection Manifestes,
Editions le Pommier, mars 2012
84 pages.

Le 17 octobre 1961 par les textes de l'époque
Préface de Gilles Manceron, postface d’Henri Pouillot

5 €

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Le 17 octobre 1961 par les textes de l'époque

Le 5 octobre 1961, alors que les négociations devant mettre fin à la guerre d'Algérie ont commencé, le préfet de police Maurice Papon décrète un couvre-feu pour les Algériens à Paris et dans sa banlieue. Le 17, une manifestation pacifique à l'appel du FLN s'ensuit, qui sera sauvagement réprimée. Des dizaines de personnes seront retrouvées noyées dans la Seine. Cinquante ans après, ce crime n'est toujours pas reconnu comme tel ni condamné par les plus hautes autorités de la France.

Ce livre présente des documents de l'époque : le communiqué du préfet Papon, une circulaire administrative d'une précision glaçante, mais aussi des appels du FLN, le témoignage sous forme de reportage d'un jeune appelé, un tract de « policiers républicains » indignés par les actes auxquels on veut les associer...

Autant de pièces décisives éclairées ici par l'analyse de l'historien Gilles Manceron, et mises en perspective par Henri Pouillot, président de l'association Sortir du colonialisme, avec les débats actuels sur la colonisation.

L'association Sortir du colonialisme, qui a coordonné cet ouvrage, organise chaque année la Semaine anticoloniale : un ensemble d'actions et de manifestations pour contester la réhabilitation rampante de l'idée coloniale, concrétisée par la loi du 23 février 2005 évoquant « le rôle positif » de la colonisation.

LES PETITS MATINS
2012, 127 PAGES

Le 17 octobre des Algériens, suivi de La triple occultation d'un massacre
De Paulette et Marcel Péju, Gilles Manceron

14 €

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Le 17 octobre des Algériens, suivi de La triple occultation d'un massacre

A cinq mois de la fin de la guerre d'Algérie, le 17 octobre 1961, Paris a connu le plus grand massacre de gens du peuple depuis la Semaine sanglante de 1871. Des dizaines de milliers d'Algériens manifestant sans armes ont été violemment réprimés par des policiers aux ordres du préfet Maurice Papon, faisant peut-être deux cents morts. Et, pendant une trentaine d'années, ce drame a été «oublié». Pourtant, dès l'époque, des femmes et hommes courageux ont tenté de le faire connaître. En témoigne le texte inédit que Marcel et Paulette Péju devaient faire paraître à l'été 1962 et publié ici pour la première fois. Nourri de nombreux témoignages d'Algériens recueillis à chaud, sa lecture ne laisse pas indemne.

Ce document est complété par La Triple Occultation d'un massacre de Gilles Manceron, qui jette une lumière neuve sur cet événement. Papon était appuyé dans le gouvernement par ceux qui désapprouvaient les choix du général de Gaulle dans les négociations en cours pour l'indépendance de l'Algérie. Il a préparé et orchestré la violence de la répression en donnant aux policiers une sorte de permis de tuer. Gilles Manceron éclaire également les raisons de la longue occultation du massacre : sa dissimulation par ses organisateurs au sein de l'État français ; l'effacement de sa mémoire au profit de celle de Charonne en février 1962 ; et le silence des premiers gouvernants de l'Algérie indépendante, car les organisateurs de la manifestation étaient devenus leurs opposants.

Ce livre explique la logique implacable d'un événement qui correspond aux derniers feux de la folie coloniale, paroxysme d'une période où la France s'est écartée des principes hérités des plus grands moments de son histoire.

LA DECOUVERTE
2012, 199 PAGES

Laïcité et liberté de conscience
-

14,8 €

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Laïcité et liberté de conscience

Auteurs : Jocelyn Maclure et Charles Taylor

Editions La Découverte

pages : 164



Ce n’est que récemment que le modèle d’une société politique fondée sur le respect de la pluralité des perspectives philosophiques, religieuses et morales s’est imposé comme le plus susceptible de conduire à une vie harmonieuse du corps social et à l’épanouissement de ceux qui le composent. Un large consensus s’est établi autour de l’idée que la « laïcité » est une composante essentielle de toute démocratie libérale.

Mais qu’est-ce au juste qu’une société laïque ?

Bien que des travaux récents en sciences sociales, en droit et en philosophie aient permis des avancées majeures sur le plan de la compréhension de la laïcité comme mode de gouvernance, une analyse conceptuelle des principes constitutifs de la laïcité manquait toujours à l’appel. Ce livre vient remédier à une telle lacune.

Pour les auteurs, les deux grandes finalités de la laïcité sont le respect de l’égalité morale des individus et la protection de la liberté de conscience et de religion. C’est pourquoi la laïcité doit aujourd’hui se comprendre dans le cadre plus large de la diversité des croyances et des valeurs (religieuses ou non) auxquelles adhèrent les citoyens.

Alors que depuis près de vingt ans, la France ne cesse de débattre (et de légiférer) sur la place et la visibilité des minorités religieuses, comme en témoignent les controverses passionnées sur le foulard islamique et la burqa, cet ouvrage de philosophie, qui prend appui sur l’expérience originale et passionnante du Québec en matière de politique multiculturelle, constitue une contribution forte au débat sur les rapports entre religion et politique.



Le droit et les paradoxes de l'universalité
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24,5 €

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Le droit et les paradoxes de l'universalité

La forme prise, en France, par les controverses sur la parité ou la discrimination positive, sur le port de signes religieux à l'école ou sur les statistiques ethniques a mis en lumière la dimension idéologique et même polémique de la notion d'universalité qui a servi de toile de fond à ces débats entre les tenants du « modèle républicain » universaliste et ses détracteurs.

L'universalisme abstrait hérité de la Révolution française qui s'exprimait dans l'affirmation que « la loi doit être la même pour tous » cède progressivement du terrain face à une conception plus exigeante de l'égalité qui ne se satisfait pas de l'égalité en droit. Il est parallèlement remis en cause par les revendications des groupes minoritaires qui réclament non seulement un accès effectif à l'exercice des droits universels mais aussi la reconnaissance de leur identité propre. L'universalité des droits de l'homme proclamée en 1948 comme une évidence est contestée au nom du pluralisme culturel. L'émergence du concept d'humanité en droit international, expression d'un universel aux dimensions de la planète, trouve ses limites dans la résistance des États souverains.

Le droit fait ainsi apparaître les tensions et les paradoxes qui traversent la notion d'universalité. Cet ouvrage a pour ambition d'inviter à une relecture de l'universalité à la lumière du droit.



L'auteur



Danièle Lochak est professeur émérite de l'Université de Paris Ouest-Nanterre La Défense où elle a dirigé jusqu'en 2006 le Master « Droits de l'homme » ainsi que le Centre de recherche et d'étude sur les droits fondamentaux (Credof).



Danièle Lochak est membre de la LDH, elle a siégé au Comité central de 1986 à 2009 et a été vice-présidente de la LDH de 2006 à 2009.



Elle a publié récemment : Les droits de l'homme (La Découverte, 2009), Le droit et les Juifs en France depuis la Révolution (Dalloz, 2009), Immigrés sous contrôle. Les droits des étrangers : un état des lieux (Le Cavalier bleu, 2008), Face aux migrants : État de droit ou état de siège ? (Textuel, 2007).

La question migratoire au XXIe siècle - Migrants, réfugiés et relations internationales - Catherine Wihtol de Wenden
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17 €

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La question migratoire au XXIe siècle - Migrants, réfugiés et relations internationales - Catherine Wihtol de Wenden

Humanisant la mondialisation et contribuant au « rapprochement du monde dans le monde », les migrations, facteurs essentiels du développement humain, font aussi partie des globalisations contradictoires qui voient s’opposer objectifs politiques et impératifs écono¬miques, sociaux, culturels et éthiques.



Un monde plus fluide : élites, migrants économiques, réfugiés, apatrides, les catégories se brouillent, plaidant pour un droit à la mobilité qui remet en question les notions de frontières, de souveraineté, de citoyenneté. De nombreux pays sont aujourd’hui pays d’accueil et de dé¬part. De nouvelles situations apparaissent : déplacés environnementaux, migrants intérieurs et pendulaires, touristes, soulignant l’interdépendance d’un monde en mouvement.



Réel enjeu planétaire, les migrations transforment les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des États d’accueil, mettent en scène les États de départ, font surgir un individu acteur de sa vie, et demandent une diplomatie nouvelle faisant appel à une gouvernance mon¬diale et régionale des migrations.



Pédagogique et exhaustif, ce livre, écrit par une spécialiste à la notoriété internatio¬nale, restitue l’état des connaissances sur le sujet, les replace dans leur environnement intel¬lectuel et historique. Il a vocation, au-delà de militer pour une diplomatie internationale des migrations, à devenir la référence sur les questions migratoires.



Catherine Wihtol de Wenden, directrice de recherche CNRS au CERI (Centre d’études et de recherches internationales de Sciences Po), membre du Comité central de la LDH, a été consultante pour divers organismes dont l’OCDE, la Commission européenne, le HCR, le Conseil de l’Europe. Elle a présidé le Comité de recherche « Migrations » de l’Association internationale de sociologie, enseigne à Sciences Po et à La Sapienza de Rome. Elle est l’auteur de La Globalisation humaine (PUF).



Presses de Sciences Po - Collection Référence

272 pages

Contes philosophiques de la diversité
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18,2 €

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Contes philosophiques de la diversité

Les auteurs :

Evelyne Lagardet est professeur de philosophie. Elle enseigne également la philosophie aux enfants et aux adultes. Elle est auteur du roman Un rêve français, chez Flammarion.

Michel Tubiana est président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme. Il est membre du comité exécutif du Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) et Secrétaire général de la plateforme Euromed.


Thème commun aux trois contes :

Ils portent tous sur les discriminations.

Le Pays d’Anor : traite de la discrimination d’état. Dans ce pays imaginaire, un tyran décide que la grosseur et la maigreur, sont les critères d’exclusion ou d’acceptation de l’autre.

L’île aux terriens : Fiction écologique qui dénonce les discriminations liées aux orientations sexuelles.

Conte d’école : A travers l’intégration d’un petit cambodgien en France, ce conte aborde les discriminations liées aux origines ethniques.


Un mot sur chaque conte :

Le Pays d’Anor

Au pays d’Anor, Normos le tyran développe une jalousie féroce envers son frère Théos, le favori de leurs parents. Théos est tout l’opposé de Normos. Il est aussi gros que son aîné est efflanqué, aussi bon vivant, aimé, talentueux, que son frère est terne et morose.

C’est la découverte d’un don pour le chant chez Théos qui va éveiller la haine mortelle de Normos. Il va associer ce talent à la particularité physique de son frère, et mettre en place une terrible discrimination d’état envers les gros. La chasse à l’homme est engagée…

Une réflexion sur l’altérité, les normes, les différences, le politique, les préjugés…


L’île aux terriens

Cette histoire se passe à une époque indéterminée. Loin, très loin dans les temps futurs…

Il ne reste des terres émergées, qu’une île, la partie jadis la plus élevée de la planète, aujourd’hui rongée par la mer. Les derniers terriens survivent dans cette société ouvertement fondée sur les discriminations sexuelles, géographiques, physique, sociale etc. Ainsi, hommes et femmes vivent une homosexualité imposée, de part et d’autre de l’île coupée en deux par un mur immense. La naissance, la couleur des yeux, la forme des oreilles, donnent lieu à des discriminations sociales. Il y a les gens d’en bas, ceux du milieu, ceux d’en haut. Tous ceux qui vivent là se nomment terriens, ils ont oublié le nom de l’homme.

Jusqu’au jour où une jeune fille, Tildé déterre un coffret qui contient des objets mystérieux. Elle s’aperçoit alors qu’il existe un autre sexe et rencontre l’amour d’un homme, Eole. Tous deux découvrent l’histoire de l’humanité à travers trois rêves. Une fiction à l’envers où ils conçoivent le drame de l’homophobie, la disparition de la diversité, la shoah de la planète.

Grâce à une enquête quasi policière, les héros vont retrouver la mémoire qui leur avait été volée. Un parcours initiatique qui leur fait découvrir l’humanité en eux comme en tous. Ils vont comprendre que leur système ne tient que par l’ignorance et l’aliénation de ceux qui sont asservis. Un dictateur, Le grand P, lecteur à contresens du seul livre qui ait été sauvé, la République de Platon, fait régner son ordre. Après de nombreuses péripéties, les héros réussissent à s’enfuir pour fonder, peut-être, un nouveau monde.

Une réflexion sur les normes sexuelles, le pouvoir, la justice sociale, les discriminations…


Conte d’école

Après le génocide, Ly, un petit cambodgien dont la famille a été massacrée, arrive en France. Sa rentrée en sixième en cours d’année, suscite curiosité et bienveillance chez ses camarades et ses professeurs. D’abord très bien accepté à l’école et dans sa famille d’accueil, il fait tout pour s’intégrer. Le grand père de David, un élève d’origine juive, l’aide à vivre avec ses morts, après le drame du génocide.

Tout va basculer à partir du moment où grâce à son courage, Ly va trop bien réussir. Ceux qui le protégeaient vont voir en lui un rival. Il subit alors racisme et xénophobie, et se trouve contraint de quitter sa deuxième famille. Abandonné pour la seconde fois, il tisse des liens avec des camarades d’origines ethniques diverses. Dans la classe, les relations ne sont pas sans problème, d’autant que les jeunes gens convoitent la même jeune fille.

Lors d’un cours de philosophie, surgit la question des origines ethniques. Le professeur l’aborde de front. Les élèves comprennent peu à peu que les préjugés détruisent ceux qui les subissent comme ceux qui les propagent.

Le temps a passé, Ly a accompli son rêve le plus cher, il est professeur d’histoire et il enseigne dans l’établissement qui l’avait jadis accueilli.

Un matin d’automne, un garçon à la peau d’ébène arrive dans la classe de sixième où Ly enseigne. Son arrivée suscite curiosité et bienveillance. Il est Tutsi…

Une réflexion sur les origines ethniques, les confusions conceptuelles, les processus psychologiques et sociaux qui engendrent le racisme, l’altérité…



Marianne et les colonies
Auteur Gilles Manceron
Editeur La découverte
Date de parution 17/06/2005
Collection Poche, numéro 137
Format 11cm x 18cm

13,7 €

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Marianne et les colonies

C'est une introduction originale à l'histoire de la colonisation française que propose Gilles Manceron dans cet essai inédit.

On sait que ces dernières années, des revendications se sont élevées, pour exiger des réparations, voire des poursuites judiciaires, pour les crimes de la colonisation : quelles réponses apporter aujourd'hui à ces revendications ?

Pour répondre à cette question, Gilles Manceron, revient sur les crimes massifs et organisés qui ont accompagné la colonisation pendant plusieurs siècles, depuis la traite esclavagiste jusqu'aux indépendances. Et il montre comment, à partir du XIXe siècle, ces crimes ont été systématiquement déniés, par un discours officiel selon lequel les notions d'égalité et de droits de l'homme admettraient une exception : celle des peuples colonisés, " mineurs et barbares ", qui ne pouvaient prétendre en bénéficier.

Ce discours, qui fut celui des IIIe, IVe et Ve Républiques, a été abandonné après les indépendances. Mais, depuis, les autorités de la République n'ont jamais reconnu les crimes de la colonisation, ni désavoué le discours officiel antérieur.

À partir de cette confrontation entre la réalité de la violence coloniale et le discours qui la légitimait, Gilles Manceron montre que ce n'est pas par d'hypothétiques procès ou réparations financières que ces pages noires de l'histoire de France seront définitivement tournées, mais par un effort de vérité politique et historique auquel ce livre entend contribuer.

Petit traité de la liberté de création
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20,3 €

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Petit traité de la liberté de création

Auteur : Agnès Tricoire

Collection Cahiers Libres - La Découverte

Pages : 300


La liberté de création n’est prévue dans aucun texte de loi, aucun instrument juridique ne l’a pensée. La liberté d’expression est bien consacrée depuis plus de deux siècles par l’article 11 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789, mais on ne trouve pas la moindre référence aux œuvres ou à l’art dans cette déclaration.

Or les œuvres font débat. Et ce débat se déroule de plus en plus devant les tribunaux, la loi se montrant sans cesse plus contraignante et répressive. Qui doit juger les œuvres et selon quels critères?

De l’élu qui décide d’interdire telle exposition à la commission de classification des films qui applique désormais des critères ouvertement subjectifs, la littérature, les arts plastiques, la chanson, le cinéma sont désormais passés au prisme des opinions de chacun, religieuses, morales, politiques.

L’art doit-il être soumis à des impératifs aussi variés et étrangers à sa sphère ? Comment définir la liberté de création ? Y a-t-il des limites acceptables, comme la vie privée ou le droit à l’image ? Comment répondre aux demandes de censure lorsqu’on est un élu ? Que se passe-t-il aux États-Unis, souvent cités en exemple ? C’est à toutes ces questions qu’entend répondre ce livre, en alimentant la réflexion juridique par d’autres disciplines (philosophie, narratologie, sociologie) et en prenant appui sur de nombreux exemples – de Michel Houellebecq à Philippe Besson, en passant par Larry Clark, François-Marie Banier, le groupe de rap Sexion d’Assaut et bien d’autres...

Plaidant pour que le public reste libre d’entrer en contact avec les œuvres sans que l’on pense à sa place, Agnès Tricoire dessine ainsi les contours d’une liberté de création qui s’enracine dans la liberté d’expression mais s’en distingue, parce que l’art n’est pas simplement du discours.

L’auteur : Agnès Tricoire est avocate au barreau de Paris, spécialiste en propriété intellectuelle, membre du Comité central de la LDH et déléguée de l'Observatoire de la liberté de création.

La vérité sur Cesare Battisti
Textes et documents rassemblés par Fred Vargas

Parution : 2004

7,2 €

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La vérité sur Cesare Battisti

Textes et documents rassemblés par Fred Vargas

Parution : 2004



Présentation

Déni de droit, non respect de la parole de la France et désinformation, tout oublige à lever le voile sur l'affaire Cesare Battisti et sur l'homme, afin que chaque Français puisse atteindre, de manière objective et par l'usage de la raison chère à Voltaire, à la vérité qui lui est céllée. Cet ouvrage, recueil de textes et de documents, met en évidence, par la seule présentation des faits et loin de toute polémique partisane, combien l'extradition de Cesare Battisti constituerait une injustice profonde pour l'homme, un affront à l'honneur de notre pays et de ses citoyens, et une faute gravissime au regard de l'Histoire.
Manifeste pour une santé égalitaire et solidaire : 123 personnalités s'engagent

12,2 €

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Manifeste pour une santé égalitaire et solidaire : 123 personnalités s'engagent

Notre système de santé solidaire est à la croisée des chemins car il doit affronter plusieurs crises : économique, sanitaires, professionnelles... Les périls les plus lourds viennent des choix « libéraux » opérés depuis le début des années 2000. Le service public hospitalier est remis en cause. Le financement des soins courants connaît une privatisation rampante. En médecine de ville, la pratique des dépassements d’honoraires se banalise tandis que, sur le territoire, les déserts médicaux se multiplient.

123 personnalités s'engagent dont Pierre Tartakowsky, président de la LDH, Jean-Pierre Dubois, président d’honneur de la LDH et Michel Tubiana, président d’honneur de la LDH.

Penser à droite
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25 €

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Penser à droite

La pensée de droite est diverse et changeante ; elle varie selon les courants entre lesquels elle se partage, selon les secteurs de la vie sociale où elle s'énonce, selon les interlocuteurs auxquels elle s'adresse. Elle présente parfois des incohérences, mais comme elle n'est jamais obligée de se constituer en système, ces incohérences passent très largement inaperçues.

Par-delà cette multiplicité de facettes différentes, il est cependant possible, telle est l'hypothèse de ce livre, d'identifier un socle commun, un faisceau d'axiomes qui, sans former une doctrine unique, permet aux penseurs de droite d'appréhender les faits à travers les mêmes catégories et de les apprécier au regard des mêmes valeurs ; ainsi se préparent les conditions d'une convergence face à l'adversaire.

Ces axiomes sont passés en revue : ils ont nom réalisme, ordre, hiérarchie, autorité, patrie, morale. Ils impliquent une certaine conception de la nature humaine et de l'histoire, une certaine image des rapports entre l'individu, la société et l'Etat, et une certaine idée de la politique. Enfin, ils organisent les relations que la pensée de droite entretient avec deux "voisins" de nature très différente, mais qui sont pour elle de la plus haute importance : d'un côté l'extrême droite, de l'autre l'Eglise catholique.

Forte en la matière d'une longue expérience, la pensée de droite sait vivre avec ses contradictions. L'écart se creuse cependant entre sa version libérale et sa version conservatrice, entre les exigences du système économique et social auquel elle adhère et son attachement à l'ordre établi. Pour l'instant, le clivage passe à l'intérieur de chacun des penseurs, mais il pourrait bientôt s'approfondir au point de les contraindre à choisir leur camp.

EDITIONS GALILEE

2012, 171 PAGES


Emmanuel TERRAY, ancien élève de l’École normale supérieure, agrégé de philosophie et docteur d’État en anthropologie politique, est directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales. Il a enseigné à l’Institut d’études politiques de Paris, à l’Université d’Abidjan dont il est devenu le doyen de l’École des Lettres et à l’Université de Paris VIII. Il a dirigé de 1984 à 1991 le Centre d’études africaines de l’École des hautes études en sciences sociales. Après trois années passées à Berlin en qualité de chercheur, il rejoint le Centre d’anthropologie des mondes contemporains.

Emmanuel Terray est membre de la LDH et a co-dirigé le groupe de travail LDH « Etrangers et immigrés ».

Juger de Serge Portelli
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18,3 €

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Juger de Serge Portelli

Au sortir de la barbarie nazie et du totalitarisme, les droits de l'Homme sont devenus une exigence à l'échelle du monde. Le juge, quittant ses lourds habits de servitude, a désormais la possibilité d'être l'allié de la démocratie, le gardien de nos libertés.

Mais que pèse ce nouveau juge face à la doctrine sécuritaire qui s'étend de jour en jour ? A-t-on besoin de lui pour tenir la promesse d'une sécurité absolue, pour appliquer le principe de précaution aux hommes ? S'il faut repérer au plus vite les futurs « déviants », contrôler et ficher tous les suspects, enfermer systématiquement et le plus longtemps possible les « hommes dangereux », à quoi bon un juge indépendant ? La justice sécuritaire n'est alors qu'un simple maillon dans une « chaîne de sécurité », allant de la police à la prison. Dans une société du risque zéro, le juge, à vouloir trop comprendre, devient un risque.

Il est encore temps de résister à la peur et à la démagogie. Il est encore temps de revenir à l'homme, de redonner du temps à la justice pour remplir le rôle qui doit être le sien dans une démocratie. Juger, ce métier improbable, devient alors possible et même indispensable, pour que les droits de l'Homme deviennent une réalité et les libertés une exigence.

Le développement social local contre le repli ethnique
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16,5 €

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Le développement social local contre le repli ethnique

Auteurs : Patrick Menchi et Jean-François Mignard

2008, Editions Erès
Filmer, ficher, enfermer : vers la société de surveillance
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7,1 €

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Filmer, ficher, enfermer : vers la société de surveillance

Cet ouvrage expose ce qui demeure discret, dissimulé, insensible : cette espèce de société de surveillance qui prend forme en France, lois après lois. L’école, la justice, la psychiatrie, la prison, et bien sûr la police sont maintenant dévorées par la tentation sécuritaire. Les rues, presque partout, sont sous caméras ; les magasins, de même, les administrations aussi. Souriez, vous êtes filmés. La gendarmerie débarque dans les classes pour des opérations musclées. À la sortie des écoles primaires, des parents sans-papiers sont arrêtés devant les enfants. Et se multiplient les fichiers, les relevés d’ADN, les vidéosurveillances et autres bracelets électroniques ; bientôt les scanners corporels. Ce n’est pas l’insécurité qui, de la sorte, diminue. À l’inverse, elle devient « problème public » affiché partout. Et dispositif publicitaire surtout, qui valorise les gesticulations gouvernementales. Pour mieux dissimuler les inégalités qui augmentent, et l’insécurité économique devenue forme « normale » d’exploitation. Jean-Claude Vitran dresse le bilan des technologies de surveillances. Roland Gori livre sa réflexion philosophique sur la norme. Odile Morvan et Anne-Marie Alléon réfléchissent autour de la dangerosité et du fichage en psychiatrie, des questions réactualisées par le projet de loi sur les soins sous contrainte. Un haut fonctionnaire s’interroge sur les nouveaux panopticum que sont devenues les prisons françaises, si bien disséquées par Michel Foucault. Enfin, Évelyne Sire-Marin montre, à partir de son expérience de magistrat, comment le droit pénal s’étend désormais, bien au-delà du domaine habituel de la justice, à la surveillance des classes dangereuses.



Table des matières :

Introduction, Évelyne Sire Marin

La traque des Dys, Roland Gori

Les détenus ont-ils des droits ?, Julien Bach

Surveillance généralisée ?, Jean-Claude Vitran

Souffrance dans la civilisation, souffrance en psychiatrie, Odile Morvan & Anne-Marie Alléon

La société de surveillance, comment en sortir ?, Évelyne Sire-Marin

Annexe. Historique des dernières lois sur les fichiers


Ouvrage coordonnée par Evelyne Sire-Marin (magistrate et présidente d’honneur de la Fondation Copernic.)


Les auteurs

Jean-Claude Vitran est membre de la Ligue des droits de l’Homme.
Roland Gori est psychanalyste et fondateur de l’« appel des appels ».
Julien Bach est juriste, haut-fonctionnaire.
Odile Morvan est psychanalyste.
Anne-Marie Alléon, psychiatre.



Parution : janvier 2011
Pages : 132 pages
Format : 115 x 190
La Colonisation, la loi et l'histoire
Auteurs : Claude Liauzu et Gilles Manceron (dir.)

12 €

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La Colonisation, la loi et l'histoire

Auteurs : Claude Liauzu et Gilles Manceron (dir.)

Préface de Henri Leclerc

2006

Editions :Syllepse
Contre les jouets sexistes

collectif l’Echappée, 2007, Collection Pour en finir avec, 158 pages.

12,2 €

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Contre les jouets sexistes


collectif l’Echappée, 2007, Collection Pour en finir avec, 158 pages.


Aux petites filles les dînettes, les poupons, les Barbie, les robes de princesse et les machines à laver miniatures… Comme Maman !

Aux petits garçons les ateliers de bricolage, les personnages musclés et guerriers, les jeux de conquête… Comme Papa ? Non, plus viril que Papa !

Pourquoi trouve-t-on des pages bleues et des pages roses dans les catalogues de jouets ?

Pourquoi les petits garçons s’imaginent-ils journalistes, pilotes de course, cosmonautes ou aviateurs tandis que les petites filles disent simplement rêver… d’une maison ?

Des associations antisexistes (Mix-cité, le collectif contre le publisexisme) prennent la parole dans cet ouvrage ambitieux et percutant, qui révèle l’ampleur de la discrimination sexiste que subissent les enfants et la manière dont se construisent le masculin et le féminin au travers des jouets et de leurs usages.

Fruit de réflexions et d’expériences de lutte et de travail aussi bien individuelles (parents, instituteurs-trices, éducateurs-trices, etc.) que collectives (animation d’une campagne contre les jouets sexistes durant la période de Noël), ce livre propose des pistes pour combattre et faire reculer le sexisme au quotidien dès le plus jeune âge.
Roms de France, Roms en France - Le peuple du voyage

Auteurs : Jean-Pierre Dacheux, Bernard Delemotte

Edition : Cedis

14,5 €

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Roms de France, Roms en France - Le peuple du voyage

Auteurs : Jean-Pierre Dacheux, Bernard Delemotte

Edition : Cedis

Population méconnue, la plus nombreuse des minorités culturelles, présente en Europe depuis des siècles, les Roms comptent plus de dix millions de personnes. Ils ont subi partout l’exclusion et les persécutions : l’esclavage en Roumanie du XIVe au XIXe siècle, l’extermination dans les camps nazis... Peuple à l’identité multiple, son unité se trouve dans son histoire, sa langue et son appartenance à une « nation sans territoire ».

La loi Besson de juillet 2000 a reconnu les responsabilités de l’État et des villes de plus de 5 000 habitants dans la réalisation des aires d’accueil et de stationnement pour les Roms. Mais l’application de la loi, dix ans après, est loin d’être achevée car la mobilisation des pouvoirs publics est très insuffisante. Les aires d’accueil, si elles restent utiles, ne constituent pas le principal sujet à traiter pour que les Roms vivent, partout, dans la dignité.

Ce guide propose des repères pour permettre, en France, d’aider les Roms à sortir d’une marginalité en laquelle, quoi qu’on dise, ils ne se complaisent pas. Les Roms ont leur place parmi nous, selon les textes internationaux que notre pays a approuvés. La réalité sociale, moins évidente, à laquelle les responsables locaux se trouvent nécessairement confrontés, exige d’être abordée avec courage et compétence.

Immigrés sous contrôle. Les droits des étrangers : un état des lieux
Editions : Le Cavalier Bleu

Parution : 2008

pages : 171

21 €

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Immigrés sous contrôle. Les droits des étrangers : un état des lieux

Editions : Le Cavalier Bleu
Parution : 2008
pages : 171



La liberté de circulation, de droit de vivre auprès de ceux que l’on aime ou de gagner sa vie sont-ils réservés aux habitants des pays riches ? La question peut paraître incongrue en 2008, tant l’idée de l’universalité des droits de l’Homme a fait son chemin.

Pourtant, force est de constater que la politique d’immigration française –et désormais européenne- conduite depuis trente ans a fait régresser à bien des égards la condition des migrants.

Combien de familles empêchées de rejoindre leurs proches ? Combien de demandeurs d’asiles refoulés ? Combien de personnes vivant et travaillant en France depuis des années reconduites à la frontière ?

Les « sans-papiers », les « clandestins », les « immigrés » sont d’abord des hommes et des femmes qui ont droit au respect de leurs droits fondamentaux.

Mêlant mise en perspective historique, analyse des faits et interviews, les auteures dressent ici un état des lieux complet des droits des étrangers en France. Au-delà, elles soulignent les impasses d’une politique qui, érigeant barrage après barrage, ne parvient pas à atteindre son objectif de « maîtrise » des flux migratoires. Le réalisme n’imposerait-il pas de chercher des solutions pour accueillir les migrants plutôt que d’imaginer sans cesse de nouveaux dispositifs pour les refouler ?


Danièle Lochak, Carine Fouteau



Dictionnaire des racismes, de l'exclusion et des discriminations

Edition : Larousse
Collection : « à présent »
Pages : 728 pages
Format : 14 x 21 cm

28,4 €

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Dictionnaire des racismes, de l'exclusion et des discriminations

Edition : Larousse
Collection : « à présent »
Pages : 728 pages
Format : 14 x 21 cm



Sous la direction d'Esther Benbassa



Ce dictionnaire est une première en France. Il présente et analyse les préjugés racistes et les pratiques discriminatoires des origines à nos jours, dans notre pays et dans le monde. 

Il va toutefois au-delà.

L'idée de l'Autre étranger, objet de peur et de rejet, est certes aussi vieille que l'humanité elle-même. Couleur de peau, origine ethnique ou géographique, religion, genre, pauvreté, orientation sexuelle, handicap, toute différence sensible ou imaginée peut devenir prétexte au déchaînement de la haine et de la violence.

Pourtant, loin d'en être simplement les victimes passives, ceux qui ont subi cette haine et cette violence ont résisté. Ils ont produit des cultures plurielles, qui ont marqué la civilisation. Ils ont lutté sans relâche pour enrayer ces fléaux, épaulés par les défenseurs des libertés et de la dignité humaine.

C'est aussi à ces combats, et sans esquiver les questions brûlantes de l'actualité immédiate, que ce dictionnaire entend rendre justice.


Il comporte trois volets :

• Le racisme, l'exclusion et les discriminations en questions : Peut-on dire que la France est une société postcoloniale ? Comment peut-on être musulman en France ? La guerre des mémoires aura-t-elle lieu ? Existe-t-il une éducation contre le racisme ? Quelles avancées en matière de lutte contre les discriminations sexuelles ? Situation des femmes : peut mieux faire ?...

• Les temps forts de la chronologie, qui invitent, sans démagogie ni parti pris, à la traversée d'une histoire contrastée.

• 300 articles, d'Abolitionnisme à Zoos humains, en passant par Antisémitisme, Banlieues et quartiers, Bible, Colonisation, Cultures noires, Esclavage, Gay Pride, Génocides, Hip hop, Identité nationale, Islamophobie, Langues,

cultures et identités créoles
, Littérature orientaliste, Marche pour l'égalité, Misogynie, Nakba, Négationnisme,Paria, Pauvreté et précarité, Totalitarismes, Tsiganes, Voile


Esther Benbassa est directrice d'études à l'École pratique des hautes études, Sorbonne. Elle est aussi une intellectuelle présente dans le débat public, engagée sur le terrain de la lutte contre les discriminations. En 2006, cette action lui a valu, à elle ainsi qu'à Jean-Christophe Attias, qui l'a secondée dans la direction de ce volume, le Prix Seligmann contre le racisme, l'injustice et l'intolérance.


Le Livre noir de la politique française d’immigration - La honte de la République
Editions : Petit Pavé
Parution : mars 2009
pages : 160

17,24 €

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Le Livre noir de la politique française d’immigration - La honte de la République

Editions : Petit Pavé
Parution : mars 2009
pages : 160




Dans ce Livre noir, la Ligue des droits de l’Homme jette une lumière crue sur la politique de l’immigration mise en œuvre par le gouvernement et l’administration française depuis quelques années.

Cette nouvelle législation introduite par M. Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, puis par M. Hortefeux, ministre de l’Immigration, porte atteinte à des droits fondamentaux de la personne comme le droit au mariage ou le droit de vivre en famille. Ces droits ne sont pas expressément abolis, mais leur application effective est soumise à tant d’obstacles qu’elle devient un parcours du combattant dont bien peu d’étrangers sont en mesure de venir à bout. Ainsi la législation française vide les droits fondamentaux de leur contenu et de leur sens, en sorte que les ressortissants étrangers en sont dans la pratique privés.

A travers plusieurs récits de vies et une série de lettres résultant de deux années d’activités du service juridique de la LDH, nous découvrons des parcours poignants d’hommes et de femmes cherchant à vivre librement sur le territoire français.

Dans ce livre noir, la Ligue des droits de l’Homme jette une lumière crue sur la politique de l’immigration mise en œuvre par le gouvernement et l’administration française depuis quelques années.

« Derrière ces dossiers de la Ligue des droits de l’Homme, derrière ces lettres, ces démarches, ces données administratives et judiciaires, il y a une politique. Il y a des lois. Celles qui, depuis tant d’années, font de la vie de centaines de milliers d’êtres humains une succession d’épreuves et d’angoisses, de passeurs en mafias, d’employeurs sans scrupules en traques policières, de convocations pièges en rafles à la sortie des écoles. »



Immigration : fantasmes et réalités, pour une alternative à la fermeture des frontières
10,2 €

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Immigration : fantasmes et réalités, pour une alternative à la fermeture des frontières

Editions : La Découverte
Parution : 2008
pages : 150

L’idée de ce livre est partie d’un double constat : la référence au respect des droits de l’Homme ne suffit pas, ou ne suffit plus, pour remettre en cause les politiques migratoires qui leur portent atteinte. Par ailleurs, beaucoup de contre-vérités circulent sur la question des migrations : « L’immigration pèse sur le budget national », « il faut privilégier l’immigration choisie contre l’immigration subie », « l’aide au développement peut interrompre les flux d’émigration », « la lutte contre l’immigration clandestine favorise l’intégration des migrants installés »… Ces idées fausses traduisent une grande méconnaissance de la réalité de l’immigration et de la politique migratoire menée en France par la droite comme par la gauche depuis les années 1970, et plus encore de celle mise en place dans les années 2000 et qui se profile au plan européen.

Face aux fantasmes et aux mensonges, cet ouvrage a pour objectif de poser les bonnes questions, d’analyser les conséquences des politiques menées et de démonter les solutions hâtives, afin de montrer la réalité des situations et de susciter le débat. Il s’adresse aux personnes qui, bien qu’attachées au respect des droits de l’Homme doutent, ébranlées par les discours sécuritaires ou économistes. Il suggère qu’une politique alternative à la fermeture des frontières n’est pas forcément irréaliste ou utopique.



L’Etat des droits de l’Homme en France 2010 : La justice bafouée
12,2 €

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L’Etat des droits de l’Homme en France 2010 : La justice bafouée

Auteur : Ligue des droits de l’Homme
Edition : La Découverte
Collection : « Sur le vif »
Pages : 128 pages



Accumulation de « réformes » contradictoires, refonte brutale de la carte judiciaire, pressions sur les magistrats, exploitation politicienne de l’émotion créée par chaque « fait divers » : le malaise est profond chez les juges, les avocats… et les justiciables. Aucune société respectueuse des individus, de leurs libertés et de leur égale dignité ne peut s’accommoder d’une justice manquant cruellement de moyens, trop lente ou trop expéditive, de plus en plus lointaine, sous contrôle du pouvoir, dure aux faibles, paralysée face aux puissants et sans cesse plus répressive. Aucune démocratie ne peut demander à la justice pénale de réduire par toujours plus de sanctions et d’enfermement toutes les fractures qui la traversent.

La LDH interroge dans ce livre la valeur justice, son rapport au temps, aux inégalités et aux pouvoirs. Elle pointe le rôle que l’on fait jouer à l’appareil judiciaire dans la répression des mouvements sociaux et la logique néolibérale appliquée à l’institution dans la gestion pénale des affaires. Elle dénonce le doublement du nombre de gardes à vue, du nombre de détenus et de la durée des peines. Elle appelle à rompre avec une idéologie sécuritaire construisant toujours plus d’insécurité civile et sociale. Il en va d’ailleurs de même de la justice internationale face aux désordres du monde actuel.

Il y a urgence, pour les libertés, et pour les droits, mais aussi pour la République, à redonner à la justice le statut et le rôle qu’elle doit pouvoir jouer dans un Etat de droit.


SOMMAIRE


► Introduction. Face à la crise : urgence pour les libertés, urgence pour les droits (Jean-Pierre Dubois)

► La justice ou l’égalité (Etienne Balibar)

► La justice et le temps (Jean Danet)

► La justice des pauvres (Denys Robiliard)

► Justice et conflits sociaux (Evelyne Sire-Marin)

► Vers une pénalisation des droits de l’Homme ? (Denis Salas)

► Justice et pouvoir (Henri Leclerc)

► Justice internationale (Michel Tubiana)

► Chronologie de l’année 2009 (Gilles Manceron et François Nadiras)

L’Etat des droits de l’Homme en France 2009 : Une société de surveillance ?
10,2 €

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L’Etat des droits de l’Homme en France 2009 : Une société de surveillance ?

Auteur : Ligue des droits de l’Homme
Edition : La Découverte
Collection : « Sur le vif »
Pages : 128 pages



Puces, caméras, base de données et fichiers pullulent aujour-d’hui et s’interconnectent de plus en plus largement : dans une journée ordinaire de vie urbaine, chacun de nous est « tracé » au moins une dizaine de fois. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), elle-même, a alerté sur la mise en place d’une « société de la surveillance ».

A partir de besoins légitimes et d’apparence anodine (suivre le parcours scolaire des élèves, réguler le trafic urbain, etc.), le fichage global peut, dans toutes les prochaines années, mettre un outil extrêmement performant au service de la sélection, de la discrimination, de la stigmatisation des « déviants » et du contrôle social généralisé. D’autant que les politiques actuelles, sécuritaires, xénophobes, traqueuses de fraudeurs dans la « France d’en bas », ne cessent d’œuvrer en faveur d’un surcroît de surveillance. D’où la nécessaire critique de ce marché de dupes qu’est l’échange des libertés contre une protection illusoire.

Au cœur du combat contre les projets de fichiers gouvernementaux, la Ligue des droits de l’Homme dresse ici un tableau inquiétant de la situation en France, où le recul des libertés menace la vie privée, l’action militante, le travail social, les associations de défense des droits… Mais la mobilisation de la société civile peut faire reculer les gouvernements. Expliquer, alerter, mobiliser : la défense des libertés et de la vie privée appelle plus que jamais à la « vigilance citoyenne » et au débat démocratique le plus large.

Jean-Pierre Dubois, président de la LDH,

et Agnès Tricoire, membre du Bureau national de la LDH



SOMMAIRE


► Introduction. Crises et réveils civiques face à la « société de surveillance » (Jean-Pierre Dubois)

► Surveiller et punir aujourd’hui, la nouvelle gestion des illégalismes

(Jean Danet)

► Surveiller les citoyens, partout et toujours (Jean-Claude Vitran)

► Surveiller... ou faire peur ? Entraver l’exercice des droits, renforcer

le contrôle social (Françoise Dumont et Danièle Lochak)

► Stade de France, La Marseillaise sous surveillance (Pierre Tartakowsky)

► Les outils de la surveillance globale. L’ère des miradors invisibles

(Alain Weber)

► Une Europe sous surveillance (Pierre Barge)

► Roms en Europe, l’universalité des droits en question (Malik Salemkour)

► Les droits de l’Homme dans le monde : une architecture à inventer

(Michel Tubiana)

► Chronologie de l’année 2008 (Gilles Manceron et François Nadiras)